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Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Blog à vocation satyrique - Tous les textes sur ce site appartiennent exclusivement à l'auteur aux termes des articles L 111-1 et L112-1 du code de la Prop. intellectuelle.


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.

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Mélenchon, Lepen, Sarko, Hollande et les autres... | 18 mars 2012

Onfray vote blanc, Mélenchon parodie la Révolution, Lepen abuse des priorités nachion-nales, Sarko vindicte populaire, Hollande costard-cravate de notaire les attentes sociales franchouillardes... Je ne votererai pas car dans ma République Personnelle, point de guignolades, simplement un vent chaud plein de sable qui bat les façades vitrées de Mon Usine...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 22:20:42 dans Andy Vérol / Underpay Resistance | Commentaires (3) |

A l'underground de merde en général (le parisien en particulier) - Suite de l'autre | 16 juin 2010

J'ai aimé cette flopée de réactions outrées à ma vindicte individuelle contre l'underground de merde (de Paris et d'ailleurs). Parce que rappelons que ce petit endroit exigu où les prolos de la création gesticulent (moi y compris) est essentiellement constitué de losers, d'aigris, d'imposteurs et d'huîtres. Et par huîtres, je parle bien sûr de ces « trucs » fabriqués avec l'estampille « Art ».

 

Je n'ai pas la prétention de me mettre au-dessus du lot. Je suis un chiard, mais pas moins, pas plus que tous les autres. J'en vois certains monter leurs petits événements avec leurs potes artistes qui ne génèrent qu'un seul message : je suis destroy, je suis différent, je suis « guedin », je crée des concepts, je suis un vrai artiste ! Meuh non tu n'es pas un artiste. Tu es juste un gosse qui exprime ses tiraillements pathétiques intérieurs en faisant des coloriages. Tu boudes lorsqu'on te dit que ton dessin il est pas beau... parce que tu veux, au fond, et même si tu arbores une crête keupon, des piercings de ouf ou des fringues de babas cool dégueu, qu'on t'aime, qu'on aime ce que tu fais, qu'on te reconnaisse, que tu marques ton temps, que tu sois une sorte de personnage principal de ce qui se fait de plus avant-gardiste, de plus « crazy »...

 

Et pourtant, tout ça n'est que du flan. On le sait tous. On aimerait marquer notre époque. Mais les 20 - 40 ans de cette décennie n'ont rien à dire, miment la folie du passé, clonent les grands précurseurs dadaïstes, les surréalistes, les impressionnistes, et toutes ces écoles qui restent comme des bombes historiques.

 

Nous non. Nous ne sommes que des pâles copies, des falsificateurs, du grugeur, des suce-boules. L'Art des undergrounds est maintenant régressif. On refait Bukowski, on imite Pacadis, on pompe Gainsbourg, on copie-colle Artaud, Breton, Kerouac... avec des pixels en plus et des logiciels... L'underground parisien, mais aussi celui de Berlin, de Londres ou d'ailleurs est avant tout là pour divertir les losers. Il se distingue de l'Art officiel en ce sens qu'il est fabriqué par des enfants et petits-enfants de prolos ou de paysans qui n'ont jamais bénéficiés de l'ascenseur artistico-social qu'une gauche jack-languiste prétendait faire fonctionner.

 

Il existe des îlots de killers underground, comme à Londres, avec la scène Dubstep qui ne fait pas que prolonger, mais qui révolutionne aussi... Mais généralement, voilà une fourmilière sous-terraine qui se refuse à admettre que son caractère non-futur est fadasse, son profil sans concession est archi-mâché et ses créations sont dépassées...

 

Depuis deux décennies j'affirme que je suis un ouvrier non-qualifié de l'industrie de la culture, de l'art et du divertissement. Je suis persuadé que je ne laisserai aucune trace, nulle part... et croyez-moi, je le pense vraiment (ceux qui me connaissent en témoigneront). Inutile de me balancer que j'ai un ego surdimensionné, parce que oui, il l'est, je le sais et je le revendique ! Quant à l'underground ou les undergrounds, il est fait tout autant de losers à l'ego surdimensionné et à l'intelligence moyenne... Allez ! Chacun retourne à ses coloriages destroy, ses morceaux de zic vachement « indé » et ses petites baises entre losers-qui-sont-sûrs-que-ça-sert-à-quelque-chose-sale-connard-de-vérol.

 

Andy Vérol

 

Publié par hirsute à 12:39:48 dans Andy Vérol / Underpay Resistance | Commentaires (4) |

"et te massacrerai par surprise..." | 05 juillet 2009

Le mail que j'ai reçu aujourd'hui, de mon ex-amant, du début des années 90:

Je suis toujours aux Etats-Unis. Je viens de sortir de taule, Vérol. Tu ne m'as pas écrit. Tu ne m'as donné aucune nouvelle de toi. Je sais que tu écris des livres maintenant, qui sont publiés, qu'on parle de toi. Ici au Texas, des français m'ont parlé de toi. Moi je t'écris, je sors de taule, et je ne t'ai pas oublié. J'a toujours en tête ce que nous avons été tous les deux. En cellule, quand les connards de ma turne roupillait, je me caressais en pensant à toi, ton sexe, ce que nous faisions ensemble.

Tu as beau avoir une crotte de célébrité en France, tu peux te vanter d'être le seul écrivain à gémir l'anarchie contemporaine avec succès, tu n'es qu'un bâtard, un fils de cons, un fils de suicidé, un petit, un looser, tu es toujours le même pour moi. Tu pourrais prendre à nouveau mon sexe dans ta bouche, et il gonflerait illico dedans. Tu serais ma sauce à viande, tu serais le jus de viande...

encore...

Vérol...

Quand je reviendrai, je ne te ferai aucun mal, parce que je te prendrai et te massacrerai par surprise...

Pauvre con.

5 juillet, 14 heures, Houston, USA.

Underpay Resistance

Publié par hirsute à 22:10:58 dans Andy Vérol / Underpay Resistance | Commentaires (2) |

Je veux être hardcore comme Costes et Konsstrukt | 18 décembre 2008

 

Mais moi je suis pas hardcore... J'ai la peur au ventre... Je regarde tout être humain vivant qui m'entoure avec dégoût, le même que celui qui consisterait à supporter de sucer goulument le dentier d'une viocque... Je peux pas proposer des textes et des mises en scène oùu je baise papa, maman, Dieu... ça me fait chier. Je sais que c'est bien l'inceste, que ça choque les gens, que c'est parce qu'ils refoulent qu'ils sont choqués et tout... Mais moi, j'vais te dire. Mon truc c'est reluquer la salope dans les rayons de Conforama, c'est aussi démollir des animaux domestiques et des gens qui vont dans les pubs parce qu'ils sont tristes et déprimants.

C'est ça que j'ai envie de faire.

Je les admire. Ils sont gore(s), borderline(s), mais moi j'veux juste apprendre à faire mon lit au carré comme à l'armée, j'veux nettoyer mes slibards à la main, dans le lavabo, en écoutant France Info, en me disant que Delerm et Drucker, c'est comme le petit sucre de trop que je mets dans le café du matin.

Pile dans l'filet le ballon de basket. Les noirs aiment ça le basket... J'ai bien essayé de faire des trucs trash(s) mais je suis au mieux capable de bousiller la peinture des bagnoles des gens avec mes clefs. Insulter des pakistanais alors que ce sont des indiens.

C'est rien, j'ai ma place pour aller trainer dans la soirée d'salopes à l'Elysée Montmartre où ces chiennasses tortillent du cul et de la moule pour me mouliner, MOI VEROL, toute la nuit... Les "levretter" toutes en leur donnant les prix du pétrole à ces chiennasses post-libérées, les nuits, la télé sur la TNT, me fous des gens qui crèvent. Je prend et v'là, c'est à moi, comme la poignée de la porte de mon H L M à larves modérées. L'raccourci, je me regarde les couilles d'vant le miroir Ikéeux de la salle oulalala les bains, les heun ehan ehna...

Andy Vérol

Costes et Konsstrukt sont des reluqueus baveux du heu heu d'Andy la pignole à gaz sa mère...

 

Publié par hirsute à 22:34:22 dans Andy Vérol / Underpay Resistance | Commentaires (0) |

LEs Occidentaux doivent disparaitre - Underpay resistance. | 31 août 2008

Underpay Resistance m'a envoyé un nouveau courrier. Cette fois-ci d'une cellule d'une prison de l'Etat de Washington:

Dès que ça a commencé à chauffer, j'ai balancé mes sachets de coke dans un buisson, et j'ai commencé à courir à contre-courant de la foule. Je la fendais la foule, et me dirigeais vite grande vitesse sa mère vers les forces de l'ordre.

Les unités anti-émeutes américaines, tout comme celles de tous les pays, sont des remparts performants contre toutes les luttes anti-capitalistes. Elles ne servent essentiellement qu'à mettre des roustes à des gens qui savent, qui ont compris qu'accepter ce système, c'était comme sucer la bite au diable en criant "encore" pour un chrétien.

Je t'ai envoyé de la bonne zic Vérol. Parenthèse avant de continuer.

Je braillais: "Cassez-vous I M A REAL FRENCH ANARCHIST!" N'importe quoi. Comme si un anarcho pouvait se prétendre d'une quelconque nationalité... En Fait, Vérol, je me sentais mal parce que je savais que tout ça est vain. Les citoyens actuels considèrent que les forces de l'ordre sont une nécessité pour leur sécurité. Ces forces sont tout simplement, avec le pillage des richesses dans le monde, les guerres "préventives" ou d'endiguement, l'exhibition ostentatoire des richesses des uns à la face de ceux qui ne possèdent rien, les raisons même de l'insécurité. Afin de faire accepter les forces de l'ordre comme un bienfait auprès des blancs de gauche, les autorités ont développé des stratégies de maîtrise des assauts. On ne tue plus dans les manifs, on ne fait plus qu'un mal de chien. C'est un peu la technique du botin mis au service de l'ordre...

C'est comme ça que, lorsque je suis allé à Haïti, j'ai vu que le climat de mort violente permanente, n'était provoqué que par des sbires de l'Occident. Des sbires des élus de l'Occident. Et par conséquent des sbires de ceux qui votent pour ces élus en faisant mine, à posteriori, de ne pas avoir compris que ceux-ci n'étaient que des gros pourris, des ordures, des personnes agissant uniquement pour le bien... des possédants du monde (et j'y inclues tous les faux innocents que sont les occidentaux de classe moyenne)...

 

Pas un jour ne passe sans qu'aucun blanc occidental, qu'il soit de gauche ou de droite, ne lève le petit doigt. Chacun des occidentaux contribue à l'humiliation programmée et délibérée de 90% de l'Humanité. Ces mêmes blancs te balancent que les ordures en Afrique, en Asie, en Amérique ne sont plus des blancs, mais bien des "locaux"...

Déculpabilisation permanente en rejetant systématiquement sa responsabilité sur tout ce qui n'est pas "moi le blanc occidental qui aime le rock, les révoltés, la révolution qui porte des tee-shirt Che sur la plage et fait de toute façon ses courses dans les supermarchés et tente à tout prix de payer "moins cher" pour combattre la perte de "mon pouvoir d'achat"....

Le pouvoir d'achat est la seule raison de lutte de ces classes blanches racialistes... Ces occidentaux éliminent les problèmes en payant. Ils s'arrangent systématiquement pour monnayer la paix. Quand la droite n'a aucun scrupule à user des forces armées, les "gauches" blanches paient, arrosent de prêts, de dons, de frics ceux qui sont considérés comme les victimes d'un système qu'elle ne combat plus... La gauche blanche a mis comme seule raison de lutte valable à l'échelle locale: la conquête d'un pouvoir d'achat relevé...

Elle ne lutte pas contre l'inexorable suicide planétaire provoqué par le capitalisme lui-même. Elle ne veut plus lui substituer un autre système. Elle souhaite aménager plutôt que de détruire le mal. Cette gauche blanche hypocrite est sans doute ce qu'il y a de pire aujourd'hui. Elle se donne bonne conscience tout en profitant des fruits d'un système qu'elle accepte totalement... Tous ceux qui comme moi veulent la destruction pur et simple du capitalisme, qu'il soit ultra-libéral et mondialisé ou pas, doivent se contenter des rires moqueurs de ces blancs de gauche qu'on appelait simplement des sociaux-traitres... Nous devons aussi accepter les coups de baton, la prison, les gardes-à-vue, les procès, mais aussi la depression...

 

Et c'est aussi cette lourde dépression qui me fait t'écrire encore une fois Vérol. J'ai la possibilité, en Occident de consommer massivement des produits qui peuvent m'aider à ne plus penser que je suis une grosse merde vaine...

Lorsque je suis arrivé sur les forces de l'ordre, évidemment, j'étais seul. Les manifestants avaient déguerpi dans un nuage blanc arrachant la gueule... Evidemment, j'ai été tabassé... Et emmené... J'attends un procès: "dégradation de biens publics, agression agravée des forces de l'ordre, etc." Ceci sera un procès politique, et pourtant je serai jugé comme un simple délinquant...

Vérol, dans les années 80, Mitterrand, qui n'était qu'une grosse merde capitaliste arriviste, avait supprimé le terme de prisonnier politique, permettant ainsi de faire disparaître du champ des luttes, l'appelation "Prisonnier politique". Grand talent. Toute personne, corse ou basque indépendantiste, islamiste fondamentaliste, anarchiste, ultra-nationaliste, combattant pour ses idées, et usant de la violence comme une arme dont use tous les jours les états, est considérée comme un délinquant, pur et simple, un casseur, un criminel... Ses idées sont effacées. Sa lutte n'existe plus. Il n'est qu'une merde mise au ban de la société... S'il n'y a plus de prisonniers politiques en France, c'est simplement parce qu'on ne veut plus aucune forme de combattants anticapitalistes. Bienvenue dans le roman 1984, en bien mieux...

Underpay Resistance...

(Tu diras à la France-la-connasse que je l'emmerde plus que jamais)

Publié par hirsute à 14:02:38 dans Andy Vérol / Underpay Resistance | Commentaires (5) |

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