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Andy Verol & Hirsute

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

Présentation

Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: "Les derniers cowboys français". Infos ici: http://pylone.wordpress.com/





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A lire absolument

Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/

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Collaboration n°10 Barfly/Andy Vérol: "Tu es une obscurité qui se renverse dessus..." | 28 décembre 2007

©Barfly - There's no real reason - Octobre 2007 - http://barfly.canalblog.com/

Tu es la main qui tremble.

Tu es la terre qui tremble comme la vulve bulle. Tu es les fesses qui fuient. Tu es le drap qui ondule dix mille fois au vent, à vie. Tu es le manège où la jupe de l'étudiante se soulève. Tu es son slip. Tu es ses poils. Tu es la verge qui palpite, la pépite puante croupissant dans le fond de son slip. Tu es l'étudiante qui se fout des mecs qui n'étudient pas. Tu es l'étudiant qui fait le pas-content, qui toise arrogant la gueule à vieux con. Tu es le balcon d'où le suicidaire se jette. Tu es la grisaille qui câline la cime des montagnes. Tu es l'assassin, celui qui hurle en postillonnant. Tu es la racaille des beaux quartiers. Tu es la stupeur des cités. Tu es l'affreux. tu es l'affreuse. Tu es les affres, le fruit défendu. Tu es la fille. Tu es la femme. Tu es la fuite. Tu es l'homme qui jette la pièce. Tu es le dos que l'on tourne. Tu es le mépris. Tu es le partisan du "moins pire". Tu es l'amoureuse de la charité. Tu es la malsaine. Tu es le mangeur, le bouffeur. Tu es l'éleveur de marmot qui rêve de baiser sa mère. Tu es la salope qui expose sa fente à la vue du frérot juste après son rot. Le lait sur le bavoir, le lait du sein de sa soeur. La vie. Tu es l'aube. Tu es les heures. Tu es la rosée après la nuit que tu as passé à étouffer le bébé. Tu es la joie. Tu es quoi?

Andy Vérol

Publié par hirsute à 22:33:11 dans Barfly & Andy Vérol | Commentaires (0) |

Collaboration n°9 - Barfly/Andy Vérol: "Junky au paradis, t'en n'as pas fini avec l'gris de ta vie..." | 28 décembre 2007

©Barfly - Ce monde est flou - Décembre 2007 - http://barfly.canalblog.com/

Ambiance sonore: Rock Co Kane Flow ft MF Doom - De la Soul -  http://www.myspace.com/delasoul

Je fais aussi souvent les gros bras. Je le fais parce que je sais que je suis friable, que la maladie qui s'insinue dans le corps est parfois impossible à vaincre. Pas le temps de se plaindre, mais j'aimerais tout de même vivre plus vieux qu'un Africain moyen, histoire de ne pas avoir vécu toutes ces chiures pour rien. Barfly fait le gros bras. Loïc Hyans fait le gros bras. Andy Vérol fait le gros bras. Malbrouck fait le gros chibre. fol lol fait la grosse défonce. Arturo B. fait le gros branleur. Vidal fait la grosse taupe, cloîtré dans la zonzon-la-vie-d'con... Comme tout le monde. L'acier d'une porte que je détruis à coups de poings. Je suis bien. A coup de tête, je déforme le tronc d'un chêne centenaire. Mais la misère, les crevures au pouvoir et la maladie, je les détruis pas... M'ont eu. Han! M'ont eu! Han! L'alcool m'a eu! Han! Le sang frelaté malade m'a eu! Han! Le monde du travail m'a eu! La stérilité de mes pensées m'a eu! han! Le gras de mon bide m'a eu! Han!

Andy Vérol 

Publié par hirsute à 18:50:48 dans Barfly & Andy Vérol | Commentaires (0) |

Collaboration n°8 Barfly/Andy Vérol: "dans les gens seuls qui mangent au restaurant..." | 28 décembre 2007

Barfly - Words like violence Break the silence - Octobre 2007 - http://barfly.canalblog.com/

Ambiance sonore: Sofa King - Dangerdoom - http://www.myspace.com/dangerdoom

Le dedans des gens qui mangent seuls dans les restaurants.

Tu t'es jamais demandé ce qu'il y avait dedans les gens qui mangent seuls au restaurant? Il y a plein de questions qui pourraient turlupiner le passif pineur occidental que je suis.

Qu'est ce qu'il y a dedans l'enfant qui "affamine" dans le désert à côté de la guerre?

Qu'est-ce qu'il y a dedans les gens sur les dents qui râlent dedans le métro? Tout le temps.

Qu'est-ce qu'il y a aussi dedans le restaurant où des gens seuls mangent sans qu'on sache ce qu'il y a dedans.

Peut-être que dans les gens qui mangent seuls au restaurant, il y a des harengs en rang qui se reniflent la raie? Nan?

Peut-être que dans les gens qui mangent seuls au restaurant, il y a des bateaux de croisière qui croisent des harengs méchants? Nan?

Ou peut-être que dans les gens qui mangent seuls au restaurant, il y a des mamans qui mènent leurs garnements dans les intestins pleins et longs du client qui mange seul au restaurant? Nan?

Andy Vérol

Publié par hirsute à 14:25:23 dans Barfly & Andy Vérol | Commentaires (2) |

Tu n'as jamais eu d'eau dans les seins... | 28 décembre 2007

©Barfly - Barfly - Novembre 2007 - http://barfly.canalblog.com/

Actuellement, le mec que je suis, écrit une nouvelle. J'y révèle un meurtre que j'ai commis. Il ne s'agit pas de quelque chose de symbolique, mais bien quelque chose de réel... Dans cette nouvelle, je m'expose comme Barfly le fait sur cette photo. Je fais comme lui. Je me demande si je ne devrais pas faire tout pareil que lui. J'ai fait tout un tas de phrases inexactes aujourd'hui. Et je me suis senti de nouveau bien dans la peau du réel que je suis: Loïc Hyans. Comme Barfly qui s'expose, contre-plongée, je m'exhibe en contre-champs. C'est marquant. La chaleur qui envahit toujours le corps lorsqu'on repense à ce que l'on a pu comettre. En fait, je pense que tout le monde a tué quelqu'un, un jour. Ou que tout le monde le fera, un jour. Pour toujours. Forever together, j'les connais par coeur les chansons américaines.

C'est une question de nuque, cette photo. C'est une nuque que l'on devine derrière le cou. Le dessin du cou. Barfly a l'air solide sur cette photo. Il ne ressemble pas aux branleurs. Il ne se cache pas, et pourtant, on ne fait que l'apercevoir, l'imaginer. C'est un peu pareil que lorsque je croise des gens dans le réel. "Je suis Andy Vérol, mais tu peux m'appeler Loïc Hyans si tu préfères". Les gens ont toujours une sorte de sursaut léger qui porte leur tête vers l'arrière. Comme si leurs nuques se brisaient très légèrement, de façon imperceptible. Tout semble fonctionner comme ça. Une centrale nucléaire n'a pas encore explosé en France, que l'on ressent déjà les dégats irréversibles dans nos vies.

C'est de cette façon que je souhaite travailler au corps chacun des lecteurs et écrivains que je croise. Le reste du monde, au fond, je m'en fous bien, puisqu'il ne s'intéresse pas au principe de "duplicité idéologique" ou de "trouble direct de la perception d'autrui". Un proche me disait aujourd'hui: "De toute façon, on ne sait pas ce qu'il pense vraiment Andy. Un coup il s'appelle comme ça, un autre il s'appelle autrement. T'es un mystère quelque part." ça ne m'a pas flatté. Plutôt, ma nuque a frémi comme si une charge électrique trop forte l'avait traversé. J'étais dans le contre-champ de moi. C'est quelque chose que beaucoup de gens vivent. Je sais que des mecs affamés en Afrique le ressentent aussi. C'est exactement comme rencontrer Dieu, un jour, une nuit, mieux qu'un peigne à rabattre les tifs vers l'arrière du crâne. La nuque... Elle a frissonné parce qu'à cet endroit seulement, mon corps a reçu cette part "T'es un mystère quelque part", comme un "t'es trop à côté de tes pompes". J'ai eu envie de tuer. Comme de par le passé. N'ayez pas peur, ça ne vous arrivera pas. A mon contact, vous vous sentirez grandis tellement je suis moins terrifiant qu'il n'y paraît.

Enfin, cette photo de Barfly, c'est une façon de dire: "Je ne parle jamais vraiment de moi, parce que je ne me vois plus, je ne me sens plus."

C'est être un zombie lorsqu'on consomme ou lorsqu'on vote ou chie.

C'est être un fantôme, un pur fantôme, quand on essaie de recoller les morceaux de souvenirs... Etre brisé. Morcelé. Mais paraître entièrement soi, entièrement intègre aux yeux de gus ou de quidams ou de potes ou machins-trucs.

C'est tout.

Pour répondre à un commentaire plus bas. Je dirais: la sagesse, c'est quand on rit des nullités de Louis de Funès et qu'on se refuse à crever comme lui ou comme Michel Berger. C'est beau les phrases comme ça. Hein? Han!

Finis ton lait de mon sein et barre-toi à la school...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 02:39:02 dans Barfly & Andy Vérol | Commentaires (2) |

Arturo B., the fake, tu vas voir où je le carre mon pouvoir d'achat... | 13 décembre 2007

©Barfly - course - Décembre 2007 - http://barfly.canalblog.com/

Commentaire d'Arturo B., cette fois que je suspecte de n'être qu'un fake de merde: LE...POUVOIR... déjà ça commence mal !... D'ACHAT... Alors c'est ça qui te fais rêver ma salope, des écrans plasma full HD 71 pouces minimum mes couilles, du iPhone pour tes gros doigts tout gras même si t'as personne à appeler ! Tu vas tout défoncer pour ça ! T'es prêt à la castagne ! Vas-y mais encore une fois ça sera sans moi ! Moi, j'aimerai bien me battre mais contre le POUVOIR qui me force à me lever tous les matins de la semaine pour aller bosser, je sais c'est un peu le même et c'est là que ça devient intéressant, quand on arrive à boucler la boucle à la fin de son texte. PS : n'oublies pas de fermer ta gueule, tes comments j'en ai rien à branler !

 

Je le dis tout net. Tes comments, j'en n'ai pas rien à branler. J'ai envie de me les enfiler puissant dans le fion. ça c'est dit. Ensuite. Je joue avec mon caddie, pendant que ma femme, catalogue en main, trifouille dans le rayon produits laitiers. Il paraît que les matières premières ont augmenté! Olala, ben va falloir ach'ter les gros pots de fromage blanc Eco+, 40% de matière grasse. Devenir les obèses de notre temps, les tant d'augmentation de l'obésité en France, comme aux Etats-Unis où c'est tous des obéses ou des G.I. ou des groupes de rap ou des acteurs milliardaires qui se font brûler les belles maisons dans les incendies de Californie. Mon nouveau pouvoir, celui acquit, il y a une trentaine d'années, qu'avant on avait le pouvoir des grèves, des choses comme ça.

Qu'on avait aussi le pouvoir de s'en foutre de la colonisation, puis de la décolonisation, et des rivières de viande d'Africains, d'Asiatiques et d'Européens pendant que les Amerloques commençaient déjà l'obésité, le droit des noirs à s'asseoir avec des blancs dans des bus pourris pour faire des boulots de merde. Ou aussi des bus qui amenaient des noirs dans les prisons. Bon le pouvoir, le caddie plein, la carte de fidélité sur laquelle tu cumules des sous, plein de sous, pour acheter le champagne, le foie gras. Tu peux faire ça avec le pouvoir d'achat. Etre dans la maison surchauffée de tonton, avec tous les autres tontons, les tatas, les cousins, les cousines, surtout la pute-là, les pépères et les mémères (on dit comme ça dans le nord, on dit pas papy mammy). On lève le flûte de champagne. Le champagne est toujours acide. Les petits fours dégueulasses. Parfois il y a les bons avec le saumon ou le roquefort, ceux-là c'est bon, mais meilleur avec du vin rouge. On parle de son boulot, de son pouvoir d'achat et des enfants, que c'est dur à élever, que ça prend tout ton temps. C'est pour ça que tu n'a presque plus d'amis après trente ans. Tous ces cons se sont mis en couple (à quarante ans, ils se sépareront tu verras), ont fait des gosses, plus le temps de déconner. Terminé les nuits bitures, terminé les callaisses sur les CRS (enfin moi je me foutais avec les pacifistes au bout d'un moment, j'avais trop les jetons de me prendre un coup de matraque sur ma gueule)...

Avec mon pouvoir d'achat, j'ai souscrit à une garantie obsèque, oui, à 34 ans. Mon pouvoir d'achat, paraît qu'il va me servir à rien pour le traitement. L'a dit le docteur syrien ou libanais, je sais pas.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 12:08:21 dans Barfly & Andy Vérol | Commentaires (10) |

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Collection Pylône, éditeur d'Andy Vérol

Bibliographie

Vidéo de Gorzar sur un texte "vérolé"

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Exposition - Art! Anthropophagie! Aujourd'hui!

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