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Andy Verol & Hirsute

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

Présentation

Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/



Sortie du second livre d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, le 25 juin 2008, aux éditions Scali. Infos ici: http://www.scali.net/




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A lire absolument

Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/

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IIIV | 07 février 2008

on ferme nos gueules on attend que ça passe on se démerde pour pas trop s'faire remarquer, ni gauler par la police, on fait gaffe à ce qu'on dépense, sans trop compter pour se défoncer, on arrive plus à bander, on croit encore pouvoir le faire, mais on l'a fait, on le fera plus, la jeunesse n'a qu'un revers, on respire ses restes faisandés dans l'assiette de nos matins de préquadra, prépasbien, on matte plus dans les yeux d'jeuns, on fait celui qui pige la vie, mais qui en fait que dalle, alors on dit rien aux autres, si ce n'est des fois, souffler un truc inaudible qui voudrait dire "fais chier", on sait pas à qui s'en prendre alors pourquoi pas à Sarko, mais c'est pas la bonne cible, et la cible parfois tu te la fais dans le cyber, ou quand tu pisses dans tes chiottes, qu'ça pique au kiki, tu cherches un truc à qui t'adresser en toi qui te plais plus trop, t'mattes des heures devant la glace pour trouver une suite, une excuse quoi, tu parles mal pour faire bien, tu parles bien quand tu flippes, t'as les doigts qui épousent toujours un peu plus les os, tu fredonnes toujours ta rangaine, tu plaques trois mots pour pas tourner en rond, tu te décales sans cesse pour faire plus long le même chemin, t'essaies d'inventer des histoires à voix haute, t'essaie de croire que tu peux encore baiser pour retrouver la dose d'antan, t'es pas assez vicieux pour l'aventure, tu veux plus aider personne pour pas faire de ton desespoir une coquetterie. T'es qu'un paquet de secondes qui s'évaporent sans trouver une heure pour te rendre gloire.

HH

Publié par hirsute à 21:27:07 dans HH | Commentaires (5) |

Penser à ne plus penser | 01 février 2008

Penser à acheter du café, penser à ne plus penser à ces moments où, étant plus jeune je marchais à cloche pied sur le rebord des toits d'immeuble dans ma cité, pour insulter le vide.

Penser à acheter du Doliprane, penser à ne plus penser à ces moments où, étant plus jeune j'essayais d'enculer mon frère pour le faire flipper.

Penser à acheter du gingembre, penser à ne plus penser à mes masturbations frénétiques l'oreille collée sur le mur de la chambre ma mère faisant l'amour.

Penser à acheter des xanax, penser à ne plus penser à ces soirées où il me fallait prendre des gifles pour me réveiller d'une OD sur le sol des discothèques select.

Penser à acheter des clopes, penser à ne plus penser à ces plans foireux qui consistait à appeler le SAMU, pour pouvoir leur piquer les bouteilles d'oxygène lorsque les portes du fourgon restaient ouvertes.

Penser à acheter des nicorettes, penser à ne plus penser à ces soirées où je me faisais dépouiller complètement défoncé.

Penser à acheter Marianne, penser à ne plus penser à ces fruits oblongs que je m'enfonçais dans le cul en pleine descente de prod.

Penser à payer l'assurance auto, penser à ne plus penser à ces bagnoles que j'ai explosé ivre de jouissance sans dire pardon.

Penser à prendre le pain, penser à dire papa à ce mec qui m'a aimé, penser à appeler Man' avant qu'il ne se bute, penser à ne plus penser à lui en train de se trancher la gorge sans se rater, cette fois, penser à dire une fois je t'aime à Maman, penser à ne plus penser à elle et ce flingue sur sa tempe.

Penser à acheter du Perrier, penser à ne plus penser à JP qui m'a dit « casse-toi » avant de s'éclater le crâne sur un mur de merde.

Penser à parler, penser à ne plus penser que tu ne dois vivre que pour ne pas crever un jour, penser à rentrer à l'heure à la maison, penser à ne plus avoir peur de se lever le matin..

HH

Publié par hirsute à 12:11:08 dans HH | Commentaires (25) |

Mais putain Vérol! | 31 janvier 2008

1-     ou tu vas chercher tout ça ! t'es un etrange toit'sais. ...."Les fantômes jouissent à l'infini s'ils sont morts pendus, asphyxiés par l'orgasme... Dans l'homme de passage... Devenu l'adulte. Les souvenirs en boucle. L'odeur de pisse dans le pot d'chambre... Sort son portable. "Allo? Oui, bonjour euh, bonsoir... Ma voiture s'est embourbée à Flize, à quelques kilomètres de Charleville...".....vraiment, mais vraiment,

2-    Fermez vos gueules ! j'vais vous détendre

3-    Ecris un livre sur ta vie, avec la plume et le regard désabusé que tu portes sur la vie, tout en étant un furieux amoureux de celle-ci, si tu m'aimes, je sais que tu ne m'aimes pas mais fait le pour moi quand même, faut bien faire les choses pour quelqu'un a un moment donné, sinon, on fait les choses pour n'importe qui et on fait n'importe quoi. Coua

4-    J'disais ça t'sais Alors on continue comme d'hab quoi, t'es un rare quand même, dis toi qu'tes précieux pour quelqu'un, je fais pas mon emphatopathe la !! Un coup de Speedy J peut-être avec ceci ?

5-    Nan vérol, tu n'es pas socialement et économiquement pathétique parce que tu bosses pour les Hirsutiens comme tu le dis. Tu écris parce que tu est accroc à ton écriture, écriture vouée a se perdre dans le néant cybernétique, touchant au passage quelques sensibilités telle que la mienne. La société, elle, peut te considérer comme pathétique, parce que tu n'es pas inscrit dans son fonctionnement normatif. Ton écriture, elle, peut te « faire juger » pathétique parce que tu t'affranchis des règles de convenance littéraire, et même si certaines « plumes » a la syntaxe élaborée et a la culture de salon, se permettent, par perfidie, par envie et agacement, de te flinguer, tu nous offres aujourd'hui, un héritage post-culturelle sublime, un monstre tentaculaires de pensées socialement incorrecte et supra-lucide (non dirigées), que des petits intellos, incapable de faire autre chose que du « politiquement incorrecte de mode et purement basique dans l'effet », se permettent merdeusement de classer « ton œuvre magistrale » dans un style puérilo-scato-anti-transgressif simplement névrotique, alors que tu as un potentiel qui peut faire bien pire que ça. Mais ta sensibilité retient ce pire, j'en suis persuadé. Bref, je pense que je raconte une fois de plus de grosses conneries, mais moi, tout comme toi, je me branle des jugements, je n'agis qu'en fonction d'une souffrance toute méta-physique et philosophique. Ensuite, je ne connais pas toute tes souffrances, qui ne sont pas les miennes (souffrances est un bien grand mot, je l'accorde, tourments serait plus approprié), même si tu as dévoilé pas mal de choses au fil de ton Blog. Tout ça pour dire, que ce que tu nommes les Hirsutiens (tu en as fait de multiples définitions plutôt sensées), ne sont que des IP dans ton traceur. Que serais-tu sans ces IP de misanthropes désabusés semi-dépressifs, putes esseulées, toxico-médicamenteux, rejetons maudits de l'amour, parce que ébréchés et pessimistes. Mais sous ces caractéristiques laides, se dissimulent d'authentiques valeurs, non pas communautaires et fascisante, mais bien plus fraternelle, que celle de tous ces illuminés qui ont pondu la bible ou la thora. Dans les camps d'Auschwitz et de Birkenau, la pseudo-solidarité des condamnés n'a jamais fait qu'immoler bien avant les chairs, l'âme de tous ces transis pré-calcinés. Alors si tu dis écrire pour nous, les Hirsutiens, il est temps de s'extraire de ton camp-blog ou en allemand, tu aurais put écrire en bandeau « Ma lecture rend Libre ». Cela aurait été bien cynique. Ne plus te lire et ne plus en parler face a toi, tous ensemble, rendrait mille fois plus vivant et fraternel. La guerre est finie Vérol. Rend-nous heureux, en ouvrant les portes de ton univers-chair accessible à la lumière.

6-    Tous les 4 jeudi  J'sais pas pourquoi, mais putain je rêve d'une grande partouze Hirsutienne, ou personne ne se ferait de mal, ou alors pour un bien, ouais, q'du bien, libre, libérés, libertaires, sans tabou, sensuello-sexuelle, on s'écrirai « oh bonheur » sur nos corps dé-viabilisés, revitalisés, y'aurait d' l'alcool et d'la drogue, du bon son, on se détesterai pas puisqu'on s'aime pas non plus, on neutraliserai du coup la dualité qui empêche l'alliance du bien et du mal. On s'embrasserai puis on retournerai derrière nos vies. Une sorte de Full moon partie exfoliante. Safe. Vitale. Puisqu'on se pas comment on fait pour aimer à l'ancienne. Ni à l'actuelle. Alors à la soft-nihilo existentialiste c'est bien

7-     Prostré Tu me plais bien aussi Malbrouck, mais en fait je crois avoir exprimé l'inverse de ce que je désire finalement. Et quand je dis « désir », je devrais dire de ce que je suis en réalité. Et contrairement a ce que je sous-entend, cet espèce de transmutation, de sublimation, d'un état de solitude a un regain de fraternisation, ne s'adressait pas à moi. A d'autres peut-être ; a ceux comme tu le dis, pour qui l'isolement relève d'une angoisse absurde, absurde pour des gens comme toi, qui par exemple, n'auront définitivement pas le même rapport a la notion de communauté familiale. Cet aspect psychorigide qui semble émané de ma personne, ne serait-il pas en trompe-l'œil, ou alors serais-ce un héritage induit par une privation récente d'écoute intérieur, voir une abnégation de mes pulsions primaires, que je me suis infligé pour coller au mieux avec un carcan de psycho-rigidificateur. Je me laisse a être un autre moi, les yeux grands ouvert, toute la journée, en usant d'actes formaté par une peur que j'ai laissé s'installer en moi, mais ce n'est jamais moi. La peur de décevoir ceux qui te chérissent. C'est très chrétien pour un athée comme moi. Oui j'ai glissé malheureusement dans une forme de psychorigidité, par respect de l'autre, au détriment du plaisir du moi. Cette dualité qui me tiraille, est le fruit d'une tentative passé d' « émancipation » vis-a-vis des normes en occultant le sens profond d'un telle démarche. L'amour de soi. Je ne l'avais pas. A croire que mon reformatage m'en a donné un peu. Je ne crois pas non plus. Je suis cet entre-deux état de non-amour de soi. Ni l'émancipation, ni la conformité ne me sied. Mais elle sied à d'autres, qui ont un droit de regard sur moi. Tout ceci est très confus, je te l'accorde. En fait je crois qu'a l'heure de la transmission des valeurs possibles du terrestre, superbe ou démente, j'avais déjà les yeux en dehors du monde. Je suis en perpétuelle gestation....condamné a refermer milles portes. Et c'est pour que je me défoncerais toujours un peu pour me figer.

8-Ex-communion Si vérol est contrarié il le dira, va. Bref, Malbrouck, tu es très fin psychologue. C'est rare et fascinant. Mais arrêtons un peu de parler de nous, non-nous, sur-nous. Andy qu'est-ce tu deviens, l'anarcho-bougon de Cergy.

HH

Publié par hirsute à 21:33:36 dans HH | Commentaires (0) |

ya des ps qui font clac et d'autres, rien... | 23 janvier 2008

HH - Crachat 1 - ya des ps qui font clac et d'autres, rien...

Moi j'men fous, de tout , de vous, lalalala....putain tt le monde me fait chier aujourd'hui, les bobos, les poors, les sympas, les enculés, les beaux culs de la boîte, les bons nichons, m'font chier avec leur fierté, leur sourire, et gnagnagni, leur muscles sous la chemise, leur histoire de cheval, d'apéro, leur soleil, leur tonus, leur goût de foutre encore sur la langue, je met plus de foutre sur la langue depuis des lustres, depuis que je tombe plus sur les sols durs des dance floor miteux. Font chier avec leur réunion de service, leur comité de bien-être, de bien faire, leur plan d'assurance qualité, leur démarche de vivant, leur histoire de foot, de massage, de kiné, de putes, de joints de beuh, de métro, de bus de merde m'font chier avec leur gosses et leur lapins nains, leur dégoût, leurs impots, leur TV LCD, leur bagnole achetée sur le net, leurs problèmes de dents, leur week-end à la montagne.

Tout me fait chier aujourd'hui. Moi j'menquille des Xanax toutes les heures depuis ce matin pour les voir, les entendre, ils me traversent, je les bois, ils me dévisagent, je les regarde, je regarde leurs yeux, leurs bouches, leurs ongles, leurs cheveux, leurs vêtements, leurs façons de se mouvoir, je les écoute, je les entends plus ou moins ou pas.

A midi j'ai mangé à la cantine avec eux, je parlais pas, je regardais les gens, j'étais connecté avec chacun d'entre eux, même ceux qui étaient dans mon dos. je les trouvais tous sympas, j'avais envie de toutes les meufs et puis ils me dégoûtaient tour a tour. Mais ils ne me voient plus. Comme si ne plus parler rendait transparent, comme si ne plus regarder dans la même direction ouvrait d'autres dimensions.

Je pèse une tonne et demi, non coté en bourse, mais encore viable, j'ai des vertiges sur mon fauteuil, je m'embrouille avec les taches professionnelles qui m'incombent, je mélange tout, je recommence toutes les 10 minutes, je ne sers a rien, je ne suis plus là, les autres parlent, et moi je te cause. J't'écris avec des phrases courtes, le souffle haletant, je peux pas faire plus, j'ai les bras tétanisés, d'mon corps Titanic qui se prend lentement l'iceberg de l'aprés-midi qui s'allonge comme un ruban de guimauve accroché à un trente-trois tonnes de secondes allant à l'abattoir du temps.

Ya la petit asiatique aux yeux qui sentent la sodomie qui me toise d'un regard de mépris. Elles me méprisent toutes, je le sens. C'est normal je suis pas rassurant, je sens le mâle mal fait, enrobé dans une suie de faiblesse, de rire de psychopathe, de peurs et de fatigue illuminant leurs petits yeux blancs qui sentent ce soir la raclée anale.

J'ai envie de chanter « my girl », en fumant des malb à la con sous la table de mon bureau à 500 Euros payé par l'augmentation que je n'ai plus depuis des années. Je sais plus ce que j'écris, je confond la lettre que je t'ecris lecteur et le travail que j'ai à faire dans mon tableur Excel.

Je te raconte ma journée de baltringue, t'as qu'à chanter « leo et popi » si tu veux me faire du bien !! ET pendant ce temps meurt d'autres gens bien plus chers que ce temps, t'vois. J'ai peur d'avoir du cher en mon cœur.... C'est pour ça un peu tout ça quoi, vois-tu. Puérile, voilà je suis puérile, la puérilité c'est le pue de la maturité. J'suis dégueulasse de puérilité. Chez moi la maturité me fait aimer les vicieux et les femmes qui me sourient pour me dire t'es rigolo mais tu nous fais pas mouiller.

Tu vois, ouais je vois, ben dis-le ; je vois que t'es en train de faire ta coquette, oui je fais ma coquette. Dans une basse cour de cocu potentiel. Tiens je vois Malbrouck pointer sa plume affranchie, t'as raison, malb , la démocratie c'est pas moi, jamais moi, j'suis pas la démocratie, je suis la démonstration d'un démon phallocrato-mysogino-halluciné mort de trouille de revoir ma gueule tous les matins, en me disant « va falloir que je fasse un autre gosse pour me soumettre encore un peu plus aux particules lourdes du plomb dans ma cervelle. Jvais faire un gosse pour bouffer encore plein de xanax, brandissant fièrement les rejetons de la France qui accouche sous des monceaux de terreurs.

R'gardez mes gosses, sont beaux, hein, signe de fidélité intacte hein, jsuis un putain de chrétien qui se tatoue la croix dans les yeux chaque jour un peu plus. J'suis pas un enculé m'sieur dame, j'me défonce pas je picole pas hein, j'ai des mains propres pleine de câlins qui me font oublier que j'suis qu'un pleutre plein de merde, avec une maman qui t'a appris qu'à aimer pour mieux t'affaiblir. L'amour ne doit pas être en pôle position si tu veux qu'il serve à construire, dans ce monde. Allez je descends va. D'mon manège à 10 tours. Msi'eur dames...

HH - Crachat 2 - k² farheineit

Tu sais k², on n'est pas là pour se faire bander chez verol, du moins je ne le crois pas, je pense que si l'on vient ici c'est pour causer librement, expulser parfois des trucs qui ont besoin d'être racontés à soi-même, même si cela ressemble à du spectacle, même si cela n'apporte rien de plus que d'être simplement raconté.

Tu vois, moi j'ai pas blog ailleurs, plus de blog, ça me rassure pas en fait d'être un bloggueur, et je t'avouerais même que c'est le seul endroit, ici où je viens lire, certainement pour chercher quelques bribes d'authenticité, même si c'est une forme d'isolement, mais c'est comme ça que je fonctionne, je peux devenir obsessionnel lorsque je suis épris. Lorsque je choisis. Je suis unilatéral. Je ne suis pas l'idéologue anarchiste que vérol recherche en certains et il le sait, j'ai jamais acquiescé à tout ses propos, nan, c'est pas ça qui me plait chez lui, d'ailleurs je n'ai pas envie de traduire ce qui me plait dans sa démarche. Je le sais et ça me suffit. C'est la liberté de ton, sans manière, cette limite contrôlée entre subversion, provocation, témoignage, lucidité et délire.

Je me rend compte que son blog est visité, mais peu laissent des commentaires. Moi le premier, mais parfois j'y suis, pour confier des ressentis, des ressentiments, bah, parfois tombant dans un certain mimétisme, mais c'est de bonne guerre, et puis parfois pour parler un peu de moi, c'est limite narcisso-egocentrique, mais sous l'effet d'une certaine déshinibition qui me laisse penser que j'ai aussi un droit de parole, ce droit que je ne m'autorise plus avec mon entourage qui me casse les couilles de sectarisme et d'hermétisme. Cette vaste pensée unique, le vénal qui m'assiège, la lassitude et la routine ambiante de mes gentils collègues. J'ai laissé il y a bien longtemps tous mes potes toxico-nihilo-depressivo-shizophrene dans un passé pas si lointain.

Me retrouvant un peu seul avec un bon gros sac de pensées qui n'ont plus place dans la réalité, alors je viens ici comme dans un refuge. Et je n'y dis presque rien finalement, rien de terrible, rien d'important. Et peut-être que tout ces riens mis bout à bout me rendent plus léger, je n'en sais rien non plus. On peut tout imaginer. Je veux bien me qualifier de petite pute pathétique de temps à autres, ou de garçonnet timide qui lâche quelques phrasés tant les mots brûlent mon gosier, ou simplement par ennui.

Et alors, nous n'existons tous à ce jour que parce que nous le voulons en allumant l'écran. Je ne viens ici pour savoir qui tu es k² par exemple, je ne veux rien savoir de toi tout comme toi tu ne veux rien de moi. Et malgré ça chaque mot lâché ici, qui appartient à notre langage, est comme un sillon dans lequel nous mettons nos mains pour essayer d'y sentir une tiédeur, tel un placenta maternel, duquel nous accouchons une fois arrivés au bout de notre lecture. Te lire par exemple me fait renaître pour immédiatement m'éloigner de toi. C'est une loi naturelle, l'éloignement visant l'émancipation. Mais je cherche l'inverse, partir d'une certaine émancipation pour rejoindre une originel tiédeur, faire le chemin inverse, s'opposer à cette loi qui détache, pour plonger en d'autres. Même si personne n'accueille. Allez je vais bosser, merci d'avoir pris le temps de perdre votre temps en moi. 37.2 degré jsuis...

HH

Publié par hirsute à 10:11:41 dans HH | Commentaires (0) |

Qu’il est bon de s’arrêter regarder une bagnole fracassée sur le périphérique en se disant « quel connard » | 16 janvier 2008

Il est dommage qu'il faille souffrir pour s'exprimer, pour finalement exister, et pour marquer les autres ; le bonheur, du moins ses effets apparents sur la société, n'intéressent plus personne.

Aujourd'hui les gens veulent toujours et encore du spectacle, Faire le spectacle.

Qu'il est bon de s'arrêter regarder une bagnole fracassée sur le périphérique en se disant « quel connard » . Le bonheur n'est pas cette particule élémentaire à la jouissance. Jouir ne rend pas heureux, mais simplement vivant. D'ailleurs, dès le plus jeune age, ce n'est pas à l'inaction que tu t'intéresses, ce n'est pas à la tranquillité ou à la contemplation, qui te fait bander ; n'y a que le rapport de force, le conflit, la souffrance, « faire souffrir », qui provoque un émoi.

La dite maturité qui t'élève au sein, n'est pas celle que tu lis dans les livres, et encore moins la plus vertueuse. Le parcours des hommes n'est emprunt que de violence et d'humiliation. Ce n'est que bien plus tard, bien trop tard que tu essaieras de justifier tes actes les plus inavouables, de les excuser, de les effacer en jouant de rédemption maladroite et de culpabilité toute judéo-chrétienne, histoire de provoquer un pseudo-parasitage salvateur alors que les affres symptômatiques des péchés deviennent soudainement difficile à supporter. L'homme n'est qu'un enfant qui tend à vouloir l'oublier, un cruel né. D'ailleurs s'intéresser à l'éducation des gosses, n'est qu'une manière de vouloir nier et tempérer la nature violente qui nous anime ; violence extériorisée ou intérieure. La violence n'a que deux directions pour moi:

Contre ton semblant ou contre la ressemblance avec tes semblables. Et la seconde à mon sens est une lutte inégale. Lutter contre soi, c'est lutter contre un héritage gigantesque et confus. Une grande aptitude à la destruction, cintrer par quelques valeurs de respect, de dignité, très féminines. Mais c'est une manière de ne pas nier cette potentialité terrifiante et somme toute très cohérente, à vouloir effacer toute concurrence à sa soif d'égocentrisme. Maintenant si quelqu'un à pigé ce que j'écris, prière de me contacter , je dors mal. Ces temps-ci.

HH

Publié par hirsute à 14:10:03 dans HH | Commentaires (1) |

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Collection Pylône, éditeur d'Andy Vérol

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Vidéo de Gorzar sur un texte "vérolé"

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Exposition - Art! Anthropophagie! Aujourd'hui!

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