Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
L'instant est strident, comme de violents sifflets d'argent, crevant les colonnes d'airs viciées et virevoltantes. Les poumons de l'enfer, du clan de thalés n'ont plus d'air. L'écorce des cieux fœtus plonge et s'écroule comme du lard sur le vert des prairies pleutres « _ as-tu déjà vu un prépuce manger sa verge ? Levez-vous et tuez ! » n'est pas inscrit en elles. D'énormes blocs de marbres noirs prennent place dans l'horizon dépucelé, la latence-hymen partie en fumée. L'avenir est minuscule, sans force ni souffle, court, il n'est plus inscrit. La place est faite, les non-sens bien affûtées, la parti doit commencer : Le Règne de la Conspiration des Sens, Tamsit, putain, émerge de l'ombre. Des femmes essayent de cacher de jeunes pousses d'hommes, s'effrayant des masques neufs sur le visages des peaux-sages et des yeux qui s'illuminent aux contact des ondes oscillantes de ces statures marbrées qui dodelinent. Les cris se mêlent aux brumes lactées, aux fleurs de souffrances réveillées. Arrachées aux tiges frêles des sombres mémoires de ces âmes-esclaves, le sang_la honte, comme un geyser retrouvent une nouvelle liberté. Les horizons kaléidoscopiques s'imbriquent, les sons démontent les joints étanches des préjugés _implacables sont ces soldats de lave. MARCHEZ ! Les premiers à crever sont les marchands de retard_ les idiots_ les « bêta » bloquant sur la lumière savante. Et sur leurs gueules dégoulinent les habits de formol formatés comme de la merde de peine. Les traditions en fonte explosent. Les échasses-échardes des mastodontes de jais traversent les rictus de givres des anciens criards. Le ciel ne laisse plus de place à la fuite. Les haies barbelées d'inculture, suturant le progrès depuis l'aube s'évanouissent, par manque d'un oxygène photoscarifié par ces porcs tueurs de rêves cytotoxiques. Un rang de momies pathétiques quémande au néant de bien vouloir les baiser ! Les puits de sphaigne ont ouvert leurs gueules à l'appel des titans. « Estelle, ne pleure pas, tu es celle pour qui la vie reviendra ! ». Le silence reprend peu à peu sa place originelle. Le chaos est déjà enterré. Le rythme soutenable peut à nouveau renaître. Le souffle de l'éveil est désormais dans mon monde.
HH
Publié par hirsute à 21:50:43 dans HH | Commentaires (4) | Permaliens
La st. Valentin_c'est tellement bon Ceci dit, c'est l'occasion ou jamais pour certain de se racheter une conscience pour 20 Euros, 20 Euros de roses rouges qu'on balance à sa gonzesse, et ainsi se pardonner un petit adultère au bureau, le mois dernier. Ou pour d'autres, ça permettra d'avoir la paix pour les 6 prochains mois : un petit bouquet, une petite levrette (en essayant bien de pas éjaculer avant qu'elle n'ait joui, cette fois-ci), et hop, toutes les soirées du vendredi, tranquille, avec ses potes à picoler des bières, pendant que bobonne, elle, torchera les gosses du gros con, en regardant « PJ st-martin ». Quoiqu'il y aura toujours les guerriers de la copulation, pour qui ce soir-là sera l'occasion de tester bestialement une douzaine de positions, toutes aussi ridicules les unes que les autres (mais tellement singulières, tellement uniques, tellement St-valentin). Bien évidemment y'aura toujours cette population de merde qui ira bouffer dans un p'tit resto à la con, avec une chandelle à la con, et lui qui lui touchera la main en bandant fort sous la table, et elle qui sera tellement heureuse et désirable en attendant les plats de la formule que le serveur leur apportera d'un air blasé mais tellement complice et supérieur. J'adore ces couples qui sont toujours amoureux ce soir-là, amoureux et si bien fringués, amoureux et si beaux, amoureux et si sur d'eux, comme s'il suffisait qu'on donne rendez-vous à un sentiment, pour qu'il apparaisse. Ce jour-là, il faut s'aimer. Sinon t'es repéré. T'es foutu. T'es qu'une merde. La st_valentin est à l'amour ce que le nouvel an est à l'amitié : une supercherie de plus. De merde. Obligatoire oblitération de sentiments tous plus faux les uns que les autres. Alors bien sur, y aura aussi « ces » gens seuls. Les mêmes qui étaient seuls le premier de l'an. Et pour ceux-là, ça sera un de ces jours ou l'on en prend pour l'éternité dans la gueule. Une éternité de solitude à ranger. La misère affective n'est pas vraiment la même ce soir-là. On peut l'accompagner d'un petit plateau TV, avec un peu d'alcool, un petit Kleenex, une masturbation et un suppositoire. Mais par honte, pas plus. Toutefois j'ai une préférence pour ces vieux couples, qui se sont construits_dénaturé sur ce bon vieux modèle judéo-chrétien axé sur la fidélité , en voie d'extinction hélas, et qui ne se diront pas « je t'aime »: le plus touchant en ces moments-là, réside dans le petit pointu de circonstance, juste après la météo d'Evelyne Dhéliat et son déhanché fantastique, qu'elle pratique si bien dans sa gaine en soie. Je penserais fortement à ces instants magiques ou des milliers de bouquets portés par des hordes d'hominidés « testostéronifiés », franchiront les pas de cuisines Ikéa, cueillant des milliers de femelles non dépourvues de cet étonnement si caractéristique que seule la femme délaissée se plait à laisser transparaître par dépit. Je penserai fortement à ces cris rauques qui viendront se perdre dans le creu des épaules frêles, à ces « t'aime çà quand même, ma coquine ». Moi je dis, si st-valoche peut donner un semblant de bonheur, alors...
HH
va chercher bonheur
à la st-val' on se shoote aux sentiments et aux faux-semblants. le vitriol c'est pour les autres. dont je fais partie. et c'est bien meilleur. j'aurais une pensée pour mes semblables demain. tchuss.
k²
Andy Verol n'est pas
La Saint-Valentin, c'est surtout le retour des doigts qui puent... la chatte, comme lorsque couillon, à 14 - 15 ans u enfourne pour la première fois, tes doigts frêles dans le vagin de cette fille à la langue sèche et à la peau chaude et moite... Puis tout le mercredi après-midi à renifler ses doigts: "Elle m'a offert sa chatte pour la Saint-Valentin" (T'es romantique que dalle quand t'es un mec... ça vient plus tard le romantisme, quand t'as plus assez d'hormones pour bander à tous les coups)... Je l'aime la salope... Quelle salope... Quand je pense qu'on a failli s'faire pécho par son enculé d'père... La Saint-Valentin, ce bouquet la honte parce que hyper convenu, que tu te trimballes à 18 ans avec ta crêtes de tifs en l'air et tes fringues de keupon... Cette fois tu l'aimes vraiment, elle est tellement révoltée et bonne. Elle est tellement d'extrême-gauche comme moi! Ah! J'ai pris des roses et je la baiserai sous l'pont d'Eragny, l'falzrd en bas et son cul en arrière... Offert... Un jour alcoolique. T'as 25 ans et ta seconde relation"amour" concubinage s'est achevée dans une poisse de haine il y a quelques jours... Tout est par terre. Dans le pub y a un tas de mecs celibs qui puent de la gueule. On rote. On dit: "Toute façon, la Saint-Valoche c'est d'la merde! C'est toutes des putes." Et puis 30 ans et une calvitie partielle dont on n'est pas fier. Le foie en feu, la fesse molasse et la compagne bosseuse... Tu sais plus ce que c'est ce truc: l'amour. Fêtez l'amour. Tu l'as jamais su. T'as toujours vu ces couples à la pizzeria Pedro, ces mecs en depressions à la créperie la Musarde ("j'aurai jamais d'amour merde")... Tu éjacules un sperme de mauvaise qualité. Tu travailles mal... T'en a encore pour 50-60 ans. Au mieux. LA Saint-Valoche. LA Saint-Valentin. T'appelle ça comme tu veux... Mais ça restera toujours pour moi, le souvenir de ces doigts qui puent bon, pour la première fois...
Andy Verol
Publié par hirsute à 20:11:11 dans HH | Commentaires (2) | Permaliens
Je veux qu'on me laisse écouter tranquillement cette bombasse de Norah Jones en boucle, des heures et des heures, chez moi, sur ma petite chaîne rHIquiquiFI, toute petite, comme ma bite (ouais, enfin ... en fait elle démonte grave, elle spermet même à certains moments, de rentrer en communication avec Dieu parfois, mais j'aime lui parler comme ça, l'humilier, en buvant des gorgées de ce château bidule, que j'ai acheté un samedi, un de ceux qui sont enduits de ce jaune si caractéristique, petite, petite, PETITE bite !!.) Au fait, le verre ça se porte plus depuis combien de temps déjà. Bof Je suis bien la, à me tripoter en matant Pénelope Cruz qui oscille des miches, sur mon petit téléphone Motorola qui m'a couté un réabonnement obligatoire de 24 mois. Je veux pas qu'on m'appelle sur pénélope. Elle est si belle. Ce matin, y a machin qui voulait m'emmener dans cette boite à orgie, histoire de donner du bonheur, comme il dit. Mais moi j'ai pas envie de bouger, j'ai envie de jazz et de vin. J'ai envie de donner des coups de savates dans popy le singe et la tête à Lapinou. J'ai envie de puer dans mon pantalon de survêtement rouge. J'ai envie de cette solitude qui se marie si bien avec le rouge. J'ai envie de rien de plus, que ce rien-là. Pas cher. Pas joli. Pas cool. Les autres, ils font ce qu'ils veulent dehors. Je m'en tape. Ils font ce qu'ils peuvent ? S'ils le veulent. Feuler, bêler, se les peler. Bof. Ça caille toujours dehors. Même dans une boîte à touze, t'es a poil. Ca caille. D'ailleurs en parlant de caille, je vais me faire un poulet à midi, avec la peau bien brûlée. Un bon vieux poulet qu'aura jamais vu autre chose que le cul d'un tas d'autres poulets, dans sa cage de vie. Et je suis sur qu'il aura jamais autant « pas bandé » qu'en compagnie de tous ces culs. Voilà pourquoi je vais manger du poulet, et pas suivre machin.
HH
Publié par hirsute à 16:52:46 dans HH | Commentaires (0) | Permaliens
Putain de merde, j'ai pas de son qui sort sur cette merde de Pc au boulot, je peux pas écouter tes sons Andy. De plus j'ai toujours plus le net chez moi à cause de ces enculés de chez FREE (on reglera ça en justice les gars !!),_ j'ai toujours pas écouté tes rollstep... J'ai l'impression de revenir 15 ans en arrière, c'est bon ça, plus de net, plus de phone, la sale tV qui gressille _ juste les livres qui s'écrasent sur ma gueule qui se fracasse sur les coussins pisseux de mon sofa, terrassé par cette fatigue incontrôlable_ le soir, la bite , le bisou, le silence, les rêves épuisants.
HH
Publié par hirsute à 09:46:31 dans HH | Commentaires (1) | Permaliens
Encore raté ! Et ouais.. Pourtant j'ai failli y arriver, hier soir. Hum Hum. J'ai bien failli arriver à changer de gueule. J'ai bien failli pousser la porte de ce putain d'établissement. J'avais tout de même pris les devants en prenant un rendez-vous comme il se doit : et puis j'avais bouffer un vieux « ã Xanax 50mg » que j'avais récupérer le matin même dans le filtre de ma machine à laver : et en plus j'avais mis du déodorant assez cher. La manière, l'assurance et la classe, quoi ! Mais une fois devant cette putain de porte vitrée, j'ai jeté un œil angoissé sur une nana décolorée, farci dans un jean's 12 ans_et puis là j'ai flippé : _Je ne vais plus chez le coiffeur depuis au moins dix ans, à cause de ça ! Exactement à cause de ça. A cause du stéréotype infâme qui me poursuit. A cause de ces gonzesses trop sophistiquées, le cheveu sur la langue, l'air mutin, souvent excitées[ mais parallèlement inébranlables, inexcitables et non_excisées ], férocement emballées dans des jeans cellophane toujours très tendance, avec des seins toujours très fermes et odieusement symétriques, avec un air toujours enjoué, et toujours avec un truc à dire en partant d'un bruit, d'un sous-rien, d'un vent, d'un « jouï/dire »_ et toujours un mec dans leur verbes d'apprentis, qui les fait mouiller, un ces connards de bruns au yeux verts_ un enculé de Clooney !!... Tout ça est à la fois fascinant, surréaliste et éprouvant pour mon esprit malade. D'autre part, j'ai toujours eu l'impression désagréable d'aller « aux prostituées », et d'en revenir sans avoir baisé, mais fatigué et largement prêt à éjaculer. En fait j'aime pas ça. La sensibilité sensationnelle. J'aime pas me faire toucher par une gonzesse que je ne connais pas, même si il m'est arriver parfois de faire glisser ma cuisse sur ce bout de gland tristement ankylosé par des années d'indifférence à son égard. J'aime pas lui parler, de moi, j'aime pas la faire me faire parler de moi, j'aime pas la laisser parler de moi sans elle_ quel paradoxe insoutenable_ elle derrière moi supérieure, semi câline, semi copine, semi collée sur ma demi-molle, ma semi pine, ma virilité qui sent l'urine. Alors_ j'exprime mal, j'exprime faux_ je bafouille j'ai chaud transpire et je me sens humilié : j'ai pas cette aisance pour raconter « La vie », comme elles : je maîtrise pas le superficiel. Ni la turgescence maladroite dans mon froc de prolo. Et je me dégoûte. Et je la dégoûte_ Et tout le monde est dégoûté dans cette putain de boutique. Et le tout fusionne, dans un malaise perceptible et dynamique_ une falaise de malaises qui fini en des banalités monologuées vaseuses et sublimées, sur le fracas de mon émoi. En plus, j'aime pas me faire servir, j'aime pas faire d'un vague besoin, une nécessité, j'aime pas croire qu'il me faille faire lisser couper, arranger, égaliser, laver, brosser ces putains de cheveux. J'aime pas me laisser influencer par ces putains de modes à la con_ la brosse band années 80, la raie qui pue sur la gauche style rockeur suicidaire, la raie qui pleure sur la droite style « gayfriendly », le dégradé nostalgique façon new_waveur, la broussaille philosophique, la crête façon footballeur millionnaire mais révolté, le gominé/bouclé people et judaïque, la longueur christique alter-mondialiste, le crade torsadé_mystico canabico-carbonisée_ etc...etc...etc...etc...etc.. . Alors j'ai acheté une tondeuse de poche de qualité professionnelle en argent inoxydable, et je me rase deux fois par an. C'est très laid, et ça me donne toujours l'air malade au début, le genre « retour de chimio » ou « toxico ». Et puis au bout de deux mois, j'ai l'air d'un con, le genre paysan analphabète endetté à la chevelure moyenâgeuse et pour finir, au bout de six mois, d'une gonzesse ratée, vieille et moche_ douteuse et seule, tellement seule, sans amour, sans orgasme, sans organe, sans vie. En fait j'ai trois visages improbables par an. Et ils ne me satisfont vraiment pas. Les cons. Pourquoi j'ai pas rencontré une coiffeuse, bordel ! C'est vrai ça, quelle connerie l'affection, autant joindre l'utile à l'agréable. D'ailleurs_toujours jouir de l'utile et de l'agréable. Enfin bon, c'est en se rasant les cheveux que je me rends compte de leur futilité_ la chevelure est une connerie, c'est commercial et politique_ ça ne sert qu'a s'embarrasser de considérations à la con, tous les matins face à son miroir_ c'est donner une importance à une surproduction pileuse ridicule sale inutile et moche_ et ça nourris des lobbies _putain ! va chier_ shampoing toxique_ publicitaire cocaïné, coiffeur frigide_ quelle dimension merdique !
HH
Publié par hirsute à 12:03:24 dans HH | Commentaires (10) | Permaliens
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