Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
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Putain ! Je me suis bien marré, « jaunement j'avoue », parce que je m'y suis
retrouvé dans ton ressenti, Andy.
Y a matière à flipper grassement dans son froc ! c'est clair !
D'ailleurs, l'espace d'un instant je me suis vu en train de me faire
fouetter le cul à grands coups de Nem Royal par une bande d'ouvriers_libéraux
Asiatiques : « Méchant petit français, on va t'en donner du Capitalisme dans
ton p'tit cul biactolé, NiiiiAAA ! » .
En fait, tu vois, moi hier, je me suis laissé aller fragilement à mater un
reportage sur M6 (les condescendants thermomètres sociaux du PAF). Un de ces
reportages « qui te fait aimer l'espace d'un instant, ton canapé pourri que
t'hésite parfois à changer, par effet de mode ».
On y voyait en 16/9 et en stéréo les effets pervers de la précarité dans
notre pays. C'était un truc sur le « peuple/décharge» vivant aux abords du
périphérique parisien. Dégueulasse et émouvant.
_ Et bien je me suis dit l'espace d'une minute, que c'est pas qu'un mythe «
la merde »_
Et ça pend au nez d'un paquet de gonze, si tu fais pas un peu gaffe à tes
réelles capacités d'adaptation à l'ambiance capitaliste exfoliante. Pour si
peu qu'en plus tu ais un penchant pour le laisser-aller anisé, et la
mélancolie, tu peux finir en moins de deux à dormir dans des sacs en
plastique, le cul et la gueule défoncé par l'indifférence et la dalle (quand
c'est pas par tes nouveaux potes aux mains gonflés par le froid).
J'ai frémi à l'idée que ma femme pourrait, un jour, me foutre à la porte pour
une vulgaire histoire d'adultère (ben quoi, j'y peux rien si elle a insisté
pour me sucer la stagiaire merde, je sais pas dire non moi, tu le sais comme
je suis faible toi putain!).
J'aurais l'air de quoi moi et mon sac de fringue, comme un con sur le
trottoir, une photo de ma fille dans la poche, ma CB et mes 300 euros
d'économie qui partirai aussi sec dans l'alcool et la défonce, mon portable
et ma liste vide d'amis. Saurais-je me démerder ? Je ne crois pas trop.
Juste le temps de 300 euros, quoi !
Bref, cette projection de schéma (tellement palpable), m'a laissé
légèrement anxieux quand à la modification pernicieuse de la sphère
capitalistique et de ses conséquences sur ma vie, mon confort et ma tronche
de pucelle laiteuse (on pense toujours à sa gueule quand on flippe, c'est
très con).
Mais que veux tu, comme tu le dis, y à plus rien à dire, on l'a eu notre
part du gâteau (en même temps on était peu nombreux à avoir la recette). On
a rien anticipé. Que dalle ! On n'a fait que tourner autour de son propre
cul, sans se méfier de « l'émergence »_ et du tonnerre « marchand » qui
grondait a des milliers de miles de son petit quotidien de baltringue.
Comme des gros con, on à bien consommer, on a bien bouffer, on s'est bien
défoncé, on à bien baisé sans capote, on à bien gueuler pour bosser moins,
on à bien pleurer dans la rue pour gagner plus, on a bien branler sur les
bancs de l'école, on a bien paresser, bien philosopher, bien sucer notre
histoire « la putain de fierté hypocrite », parallèlement on a bien fait
les enculés de puissances dominantes, sans analyser une seule seconde «
l'effet papillon » et le revers « smashé » de nos actes aveuglés.
Bref, moi j'ai pas été éduquer à anticiper (je crois qu'on a le même age
vieux, il me semble, et on a dut être impacter grosso_modo par les mêmes
valeurs, peut-être _ le genre « j'avance, je prends, je suis pas un enculé,
mais je me fais plaisir, j'aime pas tout le monde, mais le monde est petit,
je suis un peu révolté, mais c'est normal, je suis un occidental, j'aime pas
trop les normes mais je fais pas trop avancer les choses_ etc. ! ? »).
Alors ouais je suis mal ! Je suis mal parce que je sens bien que les choses
partent en couilles, que ça va bientôt être fini le temps à papa, les acquis
sociaux, la gauche, les allocations, le gratuit, la pseudo-solidarité
sociale, la pseudo-tranquillité dans son studio subventionné.
Je suis mal parce que je prends conscience de manière violente, que je
risque de pas suivre, et je commence à flipper parce que je rends compte que
j'ai pas la culture de la gagne, que j'ai pas les bons diplômes, que j'ai
pas trop de pognon pour spéculer et surfer sur le putain de CAPITAL, que
j'ai pas les armes pour m'expatrier et sucer la bite au nouveaux noyaux durs
de l'économie, que j'ai pas la trempe de faire partie de l'intelligentsia
marchande, que j'ai pas la foi dans le pognon, que j'ai pas l'énergie, ni
l'insouciance, ni l'adaptabilité d'un mec de 20 piges, que j'ai plus le goût
à l'effort et la remise en question.
Et je me réfugie dans le cynisme, la crainte, l'evidence_ et j' attend la
sentence. Et j' attends que tout ça se termine vite, sans souffrir .Putain !
C'est pathétique, je me sens pathétique, parce que faible et spectateur.
Alors que le spectacle c'est moi. J'aurais dut, j'aurais put et j'ai gâcher,
paresseusement, indifférent et débonnaire, un pseudo potentiel qui m'aurait
permis d'anticiper. Au contraire, j'en suis à me chier dessus, en matant la
TV.
Fais chier, en plus je crée rien d'autre, qu'un misérable petit profit pour
l'entreprise qui m'emploie. J'ai plus envie de bosser pour des chiffres et
des valeurs boursières, j'ai plus envie de cette prostration/sidération, et
je me perd en nostalgie et divagations, j'ai commis un enfant, déboussolé,
comme pour détourner mon attention, Obscène, c'est terrifiant_ j'ai crée une
douleur de plus , la sienne à venir et la mienne à contenir. J'ai en plus
mal pour une chair autre que moi !
Une chair à capitaliser _ouais..Mon amour
HH
Publié par hirsute à 18:40:31 dans HH | Commentaires (5) | Permaliens
Les motels sont les dernières murailles contre la chine. L'isolement est mon arme de déstructuration mentale_ mon âme, ils l'auront pas, mes rêves je vais les tuer dans cette antichambre culturelle Et si je fermais la clé de cette piaule, le son à fond, le putain de son qui protège du rouleau de printemps compresseur_ j'ai peur , je flippe _maman, je les entends arriver par milliards dans ma rue_ ils veulent ce que je suis, ce que je mange, ce que je vois, ce que je bois, ce que je baise, ce que j'écoute_ Putain ! tu vas pas me taper ma zic , enculé ! Dans 20 ans, je serais obligé de me mutiler pour faire la manche_ la pitié n'existera quasiment plus dans ce pays_ y aura une sacré concurrence quand l'Asie aura réduit un tiers de la population française à la misère_ quel putain de paradoxe_ ils nous auront tapé le modèle qui faisait notre force, fut un temps « la démocratie de marché », et moi, je vais être obligé de leur pomper leur « savoir-faire l'aumône ». Ils nous ont tapé la force de vente, et on va devoir bientôt leur acheter la lèpre pour pouvoir bouffer. Je me suis retenu toute ma vie pour ne pas avoir à lâcher un de ses verbes anglo-saxons à chier, et maintenant je vais être obliger de me cogner toute la méthode « Assimil _English » sur support k7 moisie, pour lécher mes futurs patriotes envahisseurs d'un « just for eat, please » . Il ne me reste plus qu'à jouir expressément, de ces quelques heures en cours d'évaporation, qui font de mon temps_douillet, une bulle fragile : ma sédentarisation tapissé d'égoïsme va me couler sur les pompes comme de la merde et je vais glisser comme une grosse pute défoncé en m'écrasant sur la « voie du marché ». Putain le son, c'est bon !
HH
Publié par hirsute à 12:01:11 dans HH | Commentaires (1) | Permaliens
Ca vous ferais quoi de savoir que l'un de nous est mort, qu'un des éléments du quatuor autiste improbable, n'existerai vraiment pas, vérole et ses suceurs post_foetale, « ses » choses musculaires cybertoxiques qui ne communient régulièrement par le biais d'une prière terriblement inavouable_ hein ! Bah rien, bien sur, normal, pas de sensiblerie, c'est réalistement incompréhensible _ il y aura peut-être un instant de réflexion, peut-être, comme quand on sent un pet délicat lâché dans le métro, et qui, soudainement, porte un instant à la réflexion quand a la consistance subite et subliminale d'une virtualité tragique et légère, comme une vague sensation de suspension spirituelle. Mais aucun ne saurai s'en émouvoir, puisque la mort est omniprésente dans chaque lignes de nos encres_vies. Et bien non, personne n'en saura rien , y aura même pas ça. On pleure pas l'humanité qui crève par wagon, on va pas pleurer les cybernautes occidentaux qui s'édentent en commentaires vulgaires et indifférents. Donc, il n y aura, ni la sensation de vie, ni la sensation de perte, mais juste un vide de plus en plus précis, proche, amicale, si peu nourrissant. Un vent. La langue que l'on parle n'est pas des plus simples_ c'est celle d'une pute, et qui ne baise pas. Qui n'embrasse pas_ C'est une langue qui lèche une vitre sur laquelle se reflètent nos méta_solitudes, nos méta_precept abjectes, nos gueules vieillissantes, que le souffle putride embue. Cette cyber cage, d'ou ne sort aucunes infections autres que quelques déjections désordonnées, des influx subordonnées, des relents de fausses sympathie et quelques fragments de vraie misanthropie, sera le caveau d'une famille inconnue [A nos parents] Délicieux. Mais je n'y crois pas. Quelle ivresse. Ici gît le cadavre de l'alitée rature_2006
HH
Publié par hirsute à 17:50:33 dans HH | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai pas la diarrhée, je suis en pleine compensation hostile_ je vois des infirmières des toi des toi des infirmes des fermières du lait que l'on verse sur moi des statues qui se fracassent des grecs qui m'enlèvent m'élèvent au sein des fessées sur mes petites fesses des dents qui m'aiment des enfants qui attendent un mot un seul une voie une seule des infirmieres qui me crachent dessus se moquent de moi mon corps ma queue elle s'amusent l'anesthésiste se fou ta poil et il baise sur moi elle jouissent sur moi toi moi les blouses les resilles de lol la barbe d vérole les amis ennemis l'hotel tout est la dans ma tete l'hypnofenta le cœur qui s'emballe je retrouve des objets que j'avais perdu quand j'etais gosses_ tro tard_ NDA_ MDMA_ MDEA_ LSD_ suck all shit_
HH
Publié par hirsute à 17:49:30 dans HH | Commentaires (0) | Permaliens
Et l'ortographe je t'encule too_ J'ai presque aimé, quand j'ai senti son seins sur mon épaule_ j'ai presque aiméç j'ai pas bandé, j'avais pas payé encore_ j'avais peur de la fraise, j'ai demande de l'anesthéesiant pour la dent, pou rma queue, je voulais pa bnader, elle voulait pas ma faire bander_ elle bossait_ j'ai pas aimé la regarder_ j'ai juste aimé ne rien comprendre_ je me suis pas branlé en rentrant, ni ce matin_ j'embrasse plus, je dis plus je t'aime, je sers plus ni la main, ni les couilles_ jai plus froid_ j'ai plus de sons dans l'oreille_ j'ai plus de filles dans l'œil_ j'ai plus de mains_ j'ai plus de ventre_ j'ai un sens qui m'anime_ ne pas comprendre_ je regarde et je vomis sur vos gueules, je lis et je vomis_ j'ecris et je pisse l'encre dans le fond de l'urine_ je leche les parois des doigts, les lignes_ je mange les croutes voyelles_ je consumme pas_ je concoit_ pas plus rien que dalle_ je vomis j'aime ! Je t'aime pas _ j'aime pas_ t'aimes pas ? tu vois pas tu me vois pas tu vois mes grand doigts_ je cheque je fric je carte je dors je pain je soupe je pull ou je chemise_ je pluie_ je leche ta gueule la nuit le mur ta gueule le mur je leche le blanc ta voix je leche ton avenir j'ejacule pas je elche ton plaisir je leche ta main ton silence je leche tes amis je leche ta jouissance je leche vos futurs je leche je leche je leche
HH
Publié par hirsute à 17:46:48 dans HH | Commentaires (0) | Permaliens
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