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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Ils le savent tous : ce sera le dernier souffle sur terre. Il sera dévastateur, puissant comme jamais, jusqu'à plier les structures métalliques et bétonnées, jusqu'à neutraliser les pouvoirs étatiques et financiers, le FMI et les corporates de l'ombre. Il enrayera la civilisation, déployant des colonnes entières d'humains, dans les airs, en tornades de sang, de cris et de hurlements larmoyants.
Face à cela, il est l'unique espoir... Un enfant tétraplégique, fils éprouvette de Stephen Hawking. Son père, lentement, l'a placé là, sur un trottoir parisien, escorté par la garde rapprochée de Sarkozy. Il a pour ordre d'attendre, immobile, un filet à papillons collé au bras droit. C'est mignon, ça fait pitié, son image amadouera, ils l'espèrent tous, la déferlante. Des infirmières lui ont placé des œillères à écran plat pour qu'il ne prenne pas peur, qu'il soit relax, nourri sous perfusion de glace à la pistache et bercé dans le noir par des images de fleurs, de lilas, d'amanites tue-mouche et de baobabs. A sept ans, sa destinée est liée à celle de l'humanité. Tous sont associés à son sort. Tenter de convaincre la nature qu'un handicapé incapable de se mouvoir n'est pas responsable de la déforestation, c'est quitte ou double. Si elle décide de tuer un enfant en chaise roulante, c'est que sa foudre n'épargnera pas une seule poupée humaine.
Pendant ce temps, une infime partie de l'élite mondiale est retranchée dans des bunkers à trois kilomètres sous terre. Ils prient et stressent, ils transpirent à mort. L'odeur des riches macérée est à quelques fragrances près semblable à l'odeur de billets de un dollar, imprégnés de pisse de serpents abandonnés, qui pourrissent dans les égouts de New York.
Ca y est, le vent infernal tournoie devancé par de petites rafales de 300 km/h. Il pénètre Paris par l'est et s'engouffre. L'enfant tétraplégique est projeté dans les airs vers l'ouest. La nature a prononcé son choix. Justicière impartiale, elle joue au cerf-volant avec les roues démembrées de la chaise et, quelques bribes d'instants plus tard, elle colmate l'entrée des abris souterrains et ensevelit les élites sous des milliards de débris.
« Prisonniers, nous prenons note et conscience de la pénitence. Dans tes entrailles, nous resterons enfouis. Ta lueur nous libérera quand nous serons guéris. » Epitaphe de Dominique Strauss-Kahn, Directeur général du FMI
Publié par hirsute à 16:10:41 dans Isidore Haller | Commentaires (0) | Permaliens
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