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Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Blog à vocation satyrique - Tous les textes sur ce site appartiennent exclusivement à l'auteur aux termes des articles L 111-1 et L112-1 du code de la Prop. intellectuelle.


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr


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Stop. Myspace sucks. | 10 janvier 2007

Writing sucks.Blogging sucks.

Internet sucks.


Myspace too.


It's time to stop.


It's time to face.


It's time to erase.


It's time to forget.


All that could have been.


For a while.


..

Myspace.

Un monde de merde virtuel. On s'affiche, on attise les jalousies volontairement, on s'en fiche (la vie n'est qu'un jeu, hein, la bonne blague), on se lèche, on se mord, on se chambre, on baise, on s'aime, on s'aime pas, on se tire la gueule, on boude, on se cherche, on s'espère, on s'invente, on désespère, on déprime, on se consume lentement, et on se suicide un jour, comme ça, l'air de rien. Un Meetic à l'échelle planétaire utilisant le prétexte [cul]turel pour faciliter les échanges de paroles, de sons et de fluides. L'authenticité se perd, noyée dans un magma d'informations sucées, resucées, déformées pour satisfaire ses propres ambitions personnelles. On règle ses comptes en effaçant des messages, des commentaires pourris, voire des « amis » qui se sont foutus de notre gueule à un moment ou à un autre. C'est si simple. Puisque tout n'est que virtuel, il n'y a pas de souffrance, hein. Bien sûr.


Myspace.

On se mate les uns les autres pour passer le temps en léchant nos vitrines respectives plus ou moins crades, on se lyophilise derrière nos écrans turgescents, on joue les voyeurs l'esprit tranquille. Accessoirement, on découvre de nouveaux univers et on fait de belles rencontres. Tout dépend de ce que l'on cherche sur cette putain de toile. Les liens se font et se défont. On ne maîtrise pas toujours tout. On avance, on recule. On claque des portes, impulsifs entre les lignes ou borderline en puissance. On apprend à se taire et à sucer méticuleusement ses angoisses. On se fait baiser au sens propre ou figuré. On se fait chier. On s'enlise dans une sorte de marasme psycho-somatique à tendance schizoïde. On baisse les yeux. Et on contemple la merde qu'on a ramenée lors de nos errances cybernétiques. Celle qui nous colle aux godasses, nous encrasse les synapses et nous englue davantage dans cette fabuleuse planète. Et pourtant. Il suffit d'une seule connexion. D'une seule personne. D'un seul univers. Pour continuer. Pour y retourner. Les yeux grands ouverts. Malgré tout. Même si tout cela ne mène nulle part. Ou pas très loin. De soi. De l'Autre. Mais si loin des autres. Dont on se fout éperdument. Parce qu'ils ne savent pas. Parce qu'ils n'ont rien compris. Parce qu'ils ne le méritent pas. Ou si peu. Qu'importe. Tout est dans nos têtes, de toute façon. Et la clef repose sur la distanciation. Toujours. L'action_dans le mouvement. L'instinct_dans l'instant. L'émotion. L'authenticité. Sinon rien. Que dalle. Du vent. Insipide et stérile. Et il te reste quoi ? Le carcinome in situ qui métastase tes envies et tes désirs ? Le TOC qui fait tic-tac dans ta tête à claques ? Putain de lucidité à conserver coûte que coûte. C'est notre meilleure amie_ennemie finalement. Avec les étoiles qui nous tirent vers le haut.
Myspace.
Un monde de merde virtuel. Oui. C'est bien pratique la distance parfois. Pour se planquer. Caresser ses rêves en secret. Cultiver ses parts d'ombre. Se rendre inaccessible. Avoir un certain pouvoir sur les autres. Une distanciation qui s'étire bien au-delà des bits, des pixels et des kilomètres de fibre optique. Pour s'effacer. Sans crier gare. Du jour au lendemain. Et faire un bras d'honneur à tous ces connards qui se raccrochaient à nos plumes pour nous empêcher de décoller. Comme si l'on avait besoin d'eux pour vivre. Comme si l'on avait besoin d'eux pour ressentir. Comme si l'on avait besoin d'eux pour savoir ce qui est Essentiel.

Suckers. 



Publié par hirsute à 00:46:06 dans | Commentaires (15) |

et si on parlait de Q. | 02 janvier 2007

S'il y a bien un truc que je n'aime pas, mais alors pas du tout, en poésie, ce sont les haïkus .. Et quand je vois l'ampleur de ce phénomène envahir les blogosphères, décliné à toutes les sauces (les haï[culs] ou haïkus à connotation érotique représentent sans doute la crème des crèmes lubrificatrices) et générant une certaine forme d'ultra_merde calligraphique, ça fait froid dans le dos .. Parfois j'hésite entre la franche rigolade teintée de cynisme et la réaction allergique limite émétisante .. Enfin il en faut pour tous les goûts hein .. Et puis c'est comme le sudoku .. Encore un truc avec des multiples de 3 qui ne sert à rien .. Si ce n'est se branler quelques neurones pour passer le temps .. Et participer à l'effort collectif inconscient d'une nation "victime de la mode" .. Yeahhh .. Je préfère encore le seppuku, c'est plus propre ! ______________________ Bref. Happy New Year quand même.


Publié par hirsute à 11:17:35 dans | Commentaires (4) |

Organique. suite. | 07 décembre 2006

C'est sûr que le moindre mot que l'on crache à la gueule des anges_démons qui nous attendent, le sourire carnassier en coin, au bord de la route de nos divagations somato_psychiques nous est renvoyé aussitôt en pleine gueule, mais sucé, resucé, et encore resucé, avec la subjectivité foireuse_dénuée de tout discernement salutaire qui va avec. L'effet boomerang auréolé d'un filet de bave poisseux, qui se moque des individualités et du respect de leurs parts d'ombre, et qui s'approprie tes mots, ta chair, ta substance, ton essence, ton âme, ton sang, ton sens. C'est sûr. Fait chier, putain. Andy, accorde-moi cette corde serrée à mon cou.


Publié par hirsute à 22:26:48 dans | Commentaires (8) |

Ouais ouais ouais. | 07 décembre 2006

C'est sûr que quand on s'expose sur le net, c'est pour flatter son [ego]system, rivaliser avec Narcisse, lécher le gâteau du bout de la langue, mais bouffer la cerise quand même et capitaliser un max de tunes_pixels sur son aura cybernétique. C'est sûr. C'est sûr que quand on écrit des horror 404, c'est pour s'extraire de la masse épileptique lyophilisée des crevards qui s'arrachent les plumes avec leurs dents, se masturbent en silence et bouffent la poussière de leurs rêves_désirs consumés. C'est sûr. C'est sûr que quand on génère de la merde calligraphique, c'est pour la contempler, se rouler dedans pour bien s'en imprégner (toujours cette éternelle recherche du sens, de l'essence qui tanne les esprits et humidifie les [core]tex spongieux_décérébrés) histoire d'avoir une jolie peau, tatouée à l'encre scatophile de ses pensées, mais c'est aussi pour la bouffer, en la mâchonnant longuement pour l'assimiler encore et encore, jusqu'à en crever et recommencer. C'est sûr. C'est sûr que quand s'appelle k², c'est pour s'élever au carré et pouvoir se retirer du [je] 2 fois plus vite en rezippant ses connexions synaptiques, après une intromission digitale numériquement incorrecte dans la toile_hymen de nos pulsions/répulsions instrumentalisées par nos ventres et nos inconscients, pour de nouveau se retrouver à faire la pute sur le trottoir_crachoir de nos amours cybernétiques, misérable réceptacle de notre profond dégoût de nous-mêmes. C'est sûr. Je continue ? ..


Publié par hirsute à 19:48:04 dans | Commentaires (2) |

Organique | 07 décembre 2006

Je me faisais juste une réflexion en passant, concernant cette pseudo aura cybernétique que l'on acquière, volontairement ou pas, que l'on prémédite, que l'on travaille, que l'on cajole, que l'on protège, que l'on renie, que l'on vomit .. etc etc etc .. Y'a un putain de potentiel sous-jacent qui ne demande qu'à s'apprivoiser et à exploiter. Notamment sur le versant psychopathologique .. Quand tu lis certaines réactions ou certains commentaires des gens qui s'approprient des mots, des virgules, des traits d'union/désunion, des silences, y'a de quoi te faire réfléchir/flipper et t'as envie de te tirer à des milliers de pixels de ce que tu vois/lis. Envie de foutre un grand coup de pied dans la masse épileptique lyophilisée de tous ces crevards qui te bouffent dans le creux de la main, lèchent les miettes qui tombent par terre, et récurent la cuvette de tes chiottes pour se nourrir de ta propre substance .. Bon, je m'arrête. Tchuss !


Publié par hirsute à 17:47:51 dans | Commentaires (4) |

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