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Andy Vérol, ne vous aime jamais

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Blog à vocation satyrique - Tous les textes sur ce site appartiennent exclusivement à l'auteur aux termes des articles L 111-1 et L112-1 du code de la Prop. intellectuelle.


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr


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Panik by Horror 4o4 and Elastik | 09 avril 2009

Publié par hirsute à 18:33:30 dans | Commentaires (5) |

Explorer des seins, des ventres, des utérus gravides | 19 octobre 2007

©Andy Vérol - Le feu froid - Octobre 2007

Bientôt je me munirai du sacro-saint spéculum et je revêtirai des gants en latex pour explorer des seins, des ventres, des utérus gravides, des cols, des culs de sac vaginaux, des vulves velues, too late to scream, ou épilées, grasses, moches, sales, dégoulinantes de sang, de cyprine, de leucorrhées blanchâtres, verdâtres, purulentes, des rectums, des marges anales, des périnées déchirés, can you feel me comin' ? ou recousus après épisiotomie dirigée ou blast post-coïtal, des mycoses périnéales, des condylomes, des furoncles, des abcès. Too late to vomit. J'irai retirer des tampons coincés vieux de 72 heures ayant macéré dans leur jus sanguinolent, noirâtre et fétide, des fécalomes qu'aucun spéléologue n'irait chercher et fractionner du bout de l'index, à l'aveugle, dans l'attrape-poussières rectal de toute bonne vieille mamie desséchée grabataire, too late for Heaven, amenée en urgence pour syndrome occlusif ou confusion. Je crois que je vais opérer un nouveau virage dans l'écriture, plus sombre, plus dark, plus sulfureux, plus trash, I want to do terrible things with you, pour cristalliser à jamais toutes ces expériences qui restent gravées, l'air de rien, sur un coin de synapse et qui, la nuit, reviennent nous hanter. Ce sera pas de ma faute.

k.

Publié par hirsute à 19:34:41 dans | Commentaires (0) |

Chargé d'humeurs labiles et toxiques... | 19 octobre 2007

©Andy Vérol - A peine visible - Octobre 2007

Et tu ne m'entends pas. L'impression de sombrer, deeper and deeper, dans les entrailles du temps qui passe. Ce gouffre immense, noir, qui se répand, immonde, tentaculaire, dans les moindres failles de mon inconscient, lèche les moindres aspérités de ma conscience, les moindres plaies, pénètre les moindres orifices, les moindres cratères. Je marche le long des murs. L'impression de sentir, closer and louder, les mâchoires du silence se refermer sur ma carotide. Et giclent les filets de sang anémié, sombre, chargé d'humeurs labiles et toxiques, à la gueule des passants que je croise, avant de m'effondrer à leurs pieds. Rien. Que dalle. Nada. Aucune réaction. Des coups d'œil furtifs, can you hear me ? teintés de dégoût ou d'effroi. Pas le temps, pas le temps, on s'en fout, la vie continue, les éboueurs s'en chargeront. On enjambe ma dépouille, vite, plus vite, on ravale ses glaviots enrobés de salive métallique et l'on enfonce, deeper and deeper, sa langue épaisse dans sa bouche misérable, pour se retenir de gerber, avant de disparaître dans celle du métro le plus proche, crade, puante mais tellement familière. Et tu ne m'entends pas.

K.

Publié par hirsute à 13:01:54 dans | Commentaires (2) |

Art is Resistance. | 23 août 2007

Les mots de k²: 

Tout ce que tu peux lire, écrire, avaler, cracher, vomir, chier sur les artistes ne représente RIEN. Nada. Que dalle. Du vent, en somme. Stérile et insipide. Et tu auras beau t'escrimer et te triturer les méninges pour trouver des formules littéraires les plus alambiquées du monde e-journalistique, ce ne seront que des excroissances scrofuleuses lambda qui ne feront bander que toi, tes appendices érectiles et ton ego hypertrophié. Tes critiques ne seront que des furoncles surnuméraires qui retomberont dans la poussière de l'oubli, une fois torchés, publiés, et archivés dans les mémoires cellulaires et numériques de la matrice_placenta qui t'aura engendré.

Les webzines pullulent sur la toile. Mais personne ne se démarque vraiment, à part quelques uns dont je tairais les noms pour ne pas déclencher de tsunami pancréatico-biliaire dans ce bocal où nagent allègrement squales, mollards visqueux et tarentules au goût de guimauve. Une soupe primitive indigeste de toute façon. La compétition est rude, la sphère artistique représente une pièce montée des plus alléchantes, pour tout ce qu'elle génère en termes de buzz marketing et commercial, et les webzines sont devenus des articulations essentielles dans la chaine de co-création musicale, l'air de rien. Encore faut-il les lire, et mesurer leur impact sur les masses.

Toi qui bosses dans/pour un webzine, tu veux promouvoir les artistes ?

Alors démerde-toi pour que tes actions se concentrent sur un seul objectif : LES FAIRE MONTER SUR SCENE !!! C'est aussi simple que ça. Ne pas perdre de vue l'essentiel, sinon à quoi bon continuer ? On est en train de crouler sous un flot d'informations qui ne sont bien souvent que du resucé, du réchauffé, du copié-collé d'articles déjà pondus dans certains coins de la blogosphère journalistique, au détriment de la qualité, de l'authenticité et de la passion. Cliché, je sais. Je ne parle pas du sempiternel triptyque quasi indispensable pour grapiller quelques grammes de crédibilité auprès du lectorat de fans et des maisons de disque qui s'aventurent parfois sur la toile pour y lire les étincelles ou les étrons calligraphiques, suite aux pressions et autres scuds qu'ils ont lancés, pour que leurs poulains soient chroniqués sur tel ou tel zine. De toute façon maintenant, y'a que le buzz qui compte, les statistiques, les paillettes, le culte de l'image, le potentiel érotique de la relation. Le contenu, à savoir la musique, n'est plus qu'un misérable prétexte pour faire parler d'un artiste. Combien de gens cliquent sur les profils d'artistes myspaciens sans prendre le temps d'écouter les sons qui sont sur leur page, et gonflent ainsi de façon artificielle les statistiques de fréquentation ? On mesure la popularité d'un groupe non pas à la qualité de sa musique, mais au nombre de commentaires/clics comptabilisés sur leur page. Super. Mais comme tout le monde est « ami » de tout le monde, il n'y a pas de problème. Hum. De la poudre aux yeux pour les uns, ou dans les narines pour les autres, les différences sont parfois minimes, vu la promiscuité qui s'établit le long des fibres optiques, en s'affranchissant des barrières virtuelles.

Tu veux professionnaliser ta démarche et proposer quelque chose de concret en t'entourant de partenaires de choix pour atteindre ton objectif principal ?

J'ai bien quelques idées, mais je ne les livrerai pas en pâture ici. Trop facile.

Merde !

Réponse de votre humble connard Andy Verol (avec plein de fautes non corrigées, merci...) :

Il y a quelques années, j'ai été chroniqueur de disques, intervieweurs, et tout le bordel dans des fanzines, prozines et magazines. A cette époque-là, il n'existait pas de webzines digne de ce nom, Chronicart ne faisait que ses premiers pas sur le réseau à l'époque. 
 

Je suis pas hyper fan du titre. En revanche ton texte est précis, écrit bien bien bien (ne critique pas trop le sens de la formule, parce que tu en as badigeonné ton article, et c'est un régal chère K). 
 

J'écrivais ces chroniques et, évidemment, je ne gagnais pas un rond. Mais que d'artistes qui m'appelaient sur mon portable (ils étaient gros et ne captaient pas partout encore à l'époque. De plus les communications étaient super-chers.) C'est aussi là où je me dissocie de toi. Je comprend amplement tonsentiment. Il est évidemment que 90% des chroniques disques des fanzines (webzines on dit aujourd'hui) ne sont que des daubes pleines d'effets de style et de styles stéréotypés. Mais le chroniqueur de webzine est seul. Il n'est pas créateur... Ne sois pas si injuste avec tes collègues ou ceux de tes amis qui scribouillent sur les artistes. Ne sois pas trop déçue. Ne leur en veux pas. A présent, je suis "passé de l'autre côté", et j'expose, exhibe mes crottes littéraires... Mais je n'ai pas oublié que j'aurai toujours du respect pour les "militants de l'art" ou des militants "pour l'art-sans-jamais-rien-créer". Moi j'aime ça. Et je vais te dire exactement pourquoi tu as totalement raison et totalement tort à la fois.

LES ARTISTES (en règle général), SONT DES BLAIREAUX qui veulent être aimés ou détestés par un max de monde... Et le "webziner" n'est pour lui qu'un outil. LEs artistes sont des purs morpions. Je sais que tu te promèdes dans des zones dangereuses ou ces artistes se promènent. Il te suffit de dire pour qui tu bosses (ouaisss je sais moi pour qui mais je ne dirai rien pour éviter le tsunami), et tous ces gros couillons viennent te lécher ta ligne de la main dans la paume (oui c'est logique).

Bref. Ton article est excellent. Mais n'oublies pas de leur en mettre dans la face à ces "artistes". Myspace est outil d'auto-promotion (je sais de quoi je parle, ya qu'à regarder mon nombre "d'amis": Plus de 5000, ça en fait des pipes gratos ça) et les sribouillards de webzines sont de la chair à promo pour tous ces connards d'artistes.

Je ne pense pas qu'il y ait la moindre trace de noblesse dans 99% des créations des artistes minables diffusés sur le net. Et moi le premier.

Par contre, est-ce que je peux te passer un coup de fil pour une éventuelle interview... Mais attention! Je suis un artiste! Je suis intègre! Je livre la vie à l'Art! Tsouin tsouin...

Chez k: http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendID=22728523

...

Publié par hirsute à 00:52:38 dans | Commentaires (19) |

un crash_test comme un autre ... | 21 janvier 2007

Je me demande parfois si l'anévrysme de notre amour n'est pas au bord de la rupture .. Tu sais, un peu comme une bombe à retardement qui est là, dans nos têtes, tumorale, capricieuse, prête à exploser in situ, au moment même où l'on s'y attendrait le moins. Fulgurance de l'instant, balayant tout sur son passage, dans un souffle sépulcral. Une brèche vasculaire dans notre espace_temps qui ne se refermerait jamais. Et l'on se noierait dans une rivière de sentiments complexes, souvent contraires, incompris, refoulés, se mélangeant une dernière fois dans les remous vrombissants de cette hémorragie cérébro-méningée cataclysmique qui nous emporterait vers d'autres dimensions, extra_corticales. Je me demande parfois si l'anévrysme de notre amour n'est pas au bord de la rupture .. J'aime beaucoup cette phrase. Même si elle ne veut pas dire grand-chose, au fond. Va savoir ..


Publié par hirsute à 00:01:46 dans | Commentaires (0) |

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