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Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Blog à vocation satyrique - Tous les textes sur ce site appartiennent exclusivement à l'auteur aux termes des articles L 111-1 et L112-1 du code de la Prop. intellectuelle.


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.

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Constat | 27 novembre 2006

Le monde demeure perplexe sur la plupart des choses et nos cœurs en sont vides, avides de sensations. Peu crédible, n'est-ce pas ? Car il nous semble que ces sables mouvants qui sont en nous, nés de notre solide morale qui s'en tape (ni les larmes, ni les fans ne modifieront la couleur de nos âmes) nous aimons toi et moi les larmes d'un géant à terre. Nous savourons l'excellent sens du non retour. N'est-il pas dans ce royaume où plus rien n'a de valeur vraie ni les êtres que nous sommes, ni nos âmes que l'on vole? le plus intime de nos sentiments ? On s'en échappe et quand on se ment et préservons enfouis en nous la foi dont on dépend en dépit d'une idée majoritairement instaurée par la conscience commune en dépouillant les sillons de cette parade, on agit sous nos yeux définissant un projet prodigieusement profitable à une minorité alors que le reste sombre. Nous assistons au désastre et eux observent les traces, tapis dans l'ombre un nouvel ordre se fonde. Coule sur nos êtres, parsème de haine notre terre et sentir que tout se fane. De l'extrémisme du fanatisme au libéralisme on proclame un dieu au rang du pardon. On pourrait parler d'idéalistes qui n'entendent que la voix de leur raison. Peuples pris pour cible qui n'ont plus que leur sable pour sécher leurs larmes. Mais notre Terre avait-elle un défaut ? Poussés au bout du bout on en paiera le coût. Aujourd'hui la terre nous shoote. La terre tourne naturellement et nous, se terre. On dirige et on détruit dans un calme lourd et lent. Êtres affalés dans le bitume comme enlisés dans l'attente pliés à une évolution rapide mais pas sans conséquences à dire oui sans comprendre, ils en oublient le sens d'une réalité pourtant si évidente. Porté au sommet d'une chaîne alimentaire ne nourrissant qu'une parcelle de l'espèce dominante, une idée qui coule au plus profond de nos entrailles, la Terre tient bien lieu de privilège qui n'a pas de règles. Parce qu'à en oublier le prix, nous nous dirigeons droit dans le néant. In extremis, nous pourrions téter une lueur de chance de voir les lumières du soleil en 2090. Brûlés au sein du sein par les chaleurs du feu consumé de nos chairs à même la colère, amène la rage. Souffrant de notre temps où l'évolution prime plus que l'avenir de nos enfants, une genèse, notre espèce paraîtra bientôt éditée comme "sans question" Nous parasitons la Terre et à être d'accord avec ça, ça nous vexe. Les industries rigolent, l'écosystème crève et nous, nous nous bardons mais le problème reste. Ce jeu interminable nous enfonce, la face au plus bas dans ce monde décadent. Et on décale nos pensées parce qu'on ne peut plus croire que l'homme a sombré en prônant le hasard.


Lucie Ferraille

Publié par hirsute à 18:35:44 dans Lucie Ferraille | Commentaires (0) |

ZigZagZogZug | 27 novembre 2006

Cet amant jadis pliable qui déambulait d'hôtel en hôtel, d'orgasmes perdus en mondes volés, avait beaucoup de temps pour celles qui aimaient ses mains de bébé ou celles qui riaient à ses expressions d'enfant. Il n'aimait pas cette entité d'immatures cassés dans l'espace-temps ; il en souffrait, assurément. De ses désirs si forts aux nudités de ces femmes à ce pénis qu'il sentait conquérant, juste miroir de ce qu'il était, cet insatiable impatient amant semblait se trouver ce dans quoi il s'oubliait. Elles aimaient ce feu, par jeu, excitée par l'attente d'être abusées de son ardeur. Lui, différait la pénétration, par jeu, excité. Jouisseur infini aux regards féminins de ce mont de virilité par photographies instantanées, il se sentait pourvu d'un levier à lever l'Everest. Enivré de cette force qui rugit de ses entrailles, de ce liquide qu'il déversait en elles, elles si aimantes de sa frénésie et de sa violence aveugle, elles sortaient épanouies de ses parenthèses. Il m'a dit un jour s'être demandé en voyant le sexe détaché de celle ou celle, il ne se souvenait plus laquelle précisément, que si son sexe perdait de sa rigidité, qu'arriverait-il ? Pris de panique atroce, avec reflux et comme si son sexe l'avait entendu, la perte de fermeté arriva. Prophétie ! Toute sa fierté se mettait à dégonfler. Pas question de devenir inutile pensait-il, il persistait à concentrer ses muscles.. que nenni, tout muscle relaxé glisse hors de l'antre. Il avait beau se dire que cela arrive à tout le monde, le plus dur pour lui étant de devenir comme tout le monde. Aujourd'hui, il aime. La peur au ventre. Le doute l'envahit même si son sexe se dresse à nouveau. Heureusement, parce qu'il est fortement amoureux. En prime, elle sait comment aviver sa flamme, mettre en érection ses parties génitales, ses attributs amoureux. Elle, elle aime ce combat. Malgré la difficulté du combat, elle sait que leurs jouissances se gagnent. Sa fragilité l'émeut. Elle se sent belle à vivre quelque chose de sérieux, son image de femme commence à apprécier les regards, les mots entendus et son désir à lui en pleine renaissance. Il porte en lui ces répliques subjectives pour les intégrer ensuite et forger la vision de cette nouvelle entité en multiples sentences du voyeurisme à perpétuité. Une dissociation s'opère entre ignorance de l'intérieur et extérieur. Il se tient debout sur le sentier de sa propre identité quelque peu déséquilibré par son envie de courir. A moins que ça ne soit elle. Je ne sais plus. Elle le voit cueillir d'un appétit voraces ses baies amères vite oubliées par digestion concentrée pour mieux prendre comme appui sa fragile branche qui soutient son soi en renaissance, et se tenir debout. Les boiteux qui jaugent leur entité en sont encore à tester leur propre individualité. Ils se bousculent de fruits sauvages en aune d'appétit et s'accomplissent.. Qui d'autre qu'eux se laissent autant aller à se délasser à l'image de leur propre reflet en écho ? Leur sexualité est un chemin et non leur but ; leur esquisse et non une identité ; un fortifiant du miroir de leur âme et non un placebo.


Lucie Ferraille

Publié par hirsute à 01:51:19 dans Lucie Ferraille | Commentaires (0) |

Comme des putains d'anars de supermarket | 25 novembre 2006

Notre truc c'était le supermarché le samedi après midi. Nous y allions vers 17/18 heures. Toujours à 4, Fab', Lionel, JP et moi. On repérait une bonnasse 90B bien faite, vulgairement maquillée, la pute qui allait se faire tringler toute la soirée par les collègues de son mec entre la poire et le fromage et on dosait bien si le caddie était bien plein. Il fallait au moins un 3 quart plein. Toutes les courses de la soirée, du week end et de la semaine. En général la bonnasse fini toujours au rayon bouteilles d'eau. On l'épiait, la surveillait, la matait comme un aigle avec sa proie. J'avais toujours mon appareil photo sur moi. On l'attendait. Elle arrivait, déjà énervée parcequ'elle était en retard pour son repas conventionel du samedi soir avec les pro de son beauf de mari. Ca se sent ça. Ca trépigne, ça râle, ça pousse, ça coure dans les rayons, ça remplis, ça remplis, ça remplis. Remplis connasse, on te matte. L'erreur de la pétasse. Perdre son caddie de vue en fin de courses un samedi soir vers 18h quand elle attend 8 invités. Lionel et Fab" se ruaient sur le caddie. Le prenait en main. Les jambes à leur cou ils couraient comme des oufs pour emmener le caddie jusqu'à l'opposé du magasin, en général dans le rayon luminaire où personne ne va, plantaient un drapeau noir entre les courses avec écrit dessus en peinture blanche : "L'ANARCHIE VAINCRA" JP et moi on canardait de pelloche la putasse trop maquillée à la recherche du caddie et à la surprise de sa disparition. Auchan. Samedi_18h45 On riait comme des cons, comme des putains d'anars de supermarket.


Le god de mes jours


La consommation


Lucie Ferraille

Publié par hirsute à 00:07:28 dans Lucie Ferraille | Commentaires (0) |

Sexe | 24 novembre 2006

Le sexe. Point initial de la dépendance de l'homme. Pour nous à l'heure qu'il est nous avons pour sexe une forme composée de pornographie cloisonnée dans une folie qui ne procrée guère frisant l'utopie. Ne penses-tu pas que cet amalgame fausse bien nos sens ? Je te propose de bâtir un univers sans faille où la forme nous transporte de fantasmes de l'homme et de sa sublime comparution. Dis moi mon amour, au banc des accusés et dans des conditions de contexte étrange, pourquoi nous censurer quand on y gagne au change ? On pourrait changer nos concepts de monogamie parce que l'éventail des prétendants s'élargie. Mais non. Et tu le sais bien, toi et moi aujourd'hui on ironise l'érotisme, hier, encore maître de tous les vices et sous cette vague n'ayant aucune pudeur, nous nous glissions lentement dans la peau d'un rôle. Tu te souviens ? Quelle limite fixée quand affectés à la réalité, nos intentions dénuées de sens nous faisait agir en bonne conscience ? Mon éducation pornographique enfermée dans une folie qui ne génère qu'une valeur volontairement utopique faussait bien mes sens. Ô combien cet amalgame a faussé mes sens ! De merveilleuses créature squattaient mon cerveau, que de vivre désinvolture de ma part ! Et toi, fier de connaître l'anatomie féminine sur le bout des doigts, une zapette en guise d'ouverture sur ce monde sublime et à y prendre goût, malgré tout, malgré tout ça, tu ne me mettais pas à l'amende. Nous amassons toujours plus de fantasmes au final parce que la pratique diffère. Je ne sais plus où est la raison de ces tristes pratiques qui deviennent banales ? Plus aucune frontière nous sépare de la réelle union. Nous deux unis dans la plus belle des passions données. Je pourrais te dire : "Je ne supporte pas ce que tu me proposes, tu as l'esprit trop tordu" Et toi de me répondre : "Mais bien sur, évidement, ne soit pas trop difficile non plus, vas-y lâche moi, ne me suce pas, casse toi, fais pas ta bourge, j'en ai connu de plus dociles" Mais ne tu ne te méfies plus car plus qu'un piège tendu, nous avançons à tâtons, pudiques mais convaincu que les fantasmes se réalisent. Une bêtise qui use de nos vices qui fait front à une sexualité qui se génère. A l'inverse d'une industrie qui cumule toujours plus sans se soucier des retombées de ce triste bizness. Faut dire aussi qu'on use de chair.. D'autre ne croque que frustration. Ne sommes nous pas issu d'une pornographie cloisonnée dans une folie qu'i n'enfante qu'une valeur frôlant l'utopie ? Cet amalgame pourrait fausser nos sens, mais avec toi, c'est autre chose.


Lucie Ferraille

Publié par hirsute à 03:53:57 dans Lucie Ferraille | Commentaires (1) |

Mon anarchie à moi | 07 novembre 2006

Andy Verol: C'est ça l'intro du Livre Noir de l'Anarchisme! A toi Lucie Ferraille:


 


Tout a commencé très tôt à mon entrée en seconde dans un lycée technique qui offrait des sections jusqu'au BTS et un pensionnat. Année d'une grande canicule, j'avais tout juste pour moi des cahiers d'écrits gribouillés au gré de quelques joints par ci par là, on commençait la fumette à trois feuilles maladroits, nous étions des nerds dans la technique du pétard ; mon père qui écoutait FIP et ma mère RTL. Pas de FM, pas de net ni de téléchargement, pas de cable, rien. RTL, Europe 1, France Inter, RMC et la piste aux étoiles. Il fallait donc bien se démerder avec les moyens du bords pour satisfaire toutes curiosités, se démerder à crever l'ennui de cette vieille société, lourde comme des bottes de scaphandrier. Très lourde. Ca pesait sur nos auras, on sentait bien que quelque chose allait se passer, on s'y préparait en lousdé, comme des rats planqués dans les égouts de la ville.
Période baba-cool post soixantuitarde, patchoulis, foulards indoux aux poignets, le foulard noir autour du cou (toujours, un prémice) de longues chemises blanches extra-large, jean's? santiag', des mecs aux cheuveux longs, des filles au hénné ou cheuveux rasés, contre et anti tout et pas vraiment pour quoi que ce soit, contre le pouvoir, l'autorité, la loi et le nucléaire, les brigades rouges passionnaient, le Sha d'Iran, Mesrine vs Broussard et nos tags le lendemain à la peinture sur tous les tableaux de toutes les classes représentant une cible avec en commentaire : "Tireurs d'élites l'anarchie vaincra" trois jours de mise à pied, mon sac kaki US brodé d'un "My god is nothing" sous l'écusson de la langue des Stones, les premiers joints, puis les suivants, le Drum ou les Camel à un franc vingt, les premières manifs avec casque intégral obligatoire à scander du "CRS SS" à en perdre la voix, la Librairie94 près du lycée tenue par des potes + fumeurs que libraire, haut lieu de rendez-vous qui sentait l'encens et le shit, les premières pages d'Adèle H, la découverte de la BD autre que Astérix ou Tintin, les premières pages d'Adèle H, Bilal et autres, encore des prémices, une boîte-tirelire pour le pote Rémi déserteur en cavale, les garçons, les filles, la salle de musique avec instruments à dispostion à tout moment, batterie, gratte électrique, piano et clavier, le théâtre ouvert tous les midis, affalés sur les chaises en bois à écouter les Doors, les Stones, Ange, Deep Purple, les Floyd, Supertramp, Magma, Led Zepplin, AC DC, Bob Marley et tant d'autres, ni Dieu, ni Maître, mes yeux bleux au trait noir, Giscard et son balai dans le cul au pouvoir, les diamants, les soirées dans une grotte illuminée de bougies avec des magnétos K7 et un son mono, nos raves à nous, les joints toujours les joints, les lignes, les trains ratés à la fin des cours pour cause de baby-foot, les parties de tarots dans le train, les parties de tarots des nuits entières, enfumantes, délirantes, les rires, les razzias dans les supermarchés de tout, mais surout du pas nécessaire, les barratins et bla bla avec les profs sur nos vies où il fallait que tout change sans dépasser les limites de cette liberté d'expression rétrograde, nos idées utopistes sans foi ni loi, l'arrivée du disco, musique à minets, à frimeurs en paillettes au col de chemises trop longs et trop pointus, Claude François n'avait pas encore pris de bain, Mike Brant vivait surement encore au rez de chaussée, Sheila et B-Devotion classée numéro un dans tous les sharts anglais (hé oui), l'anti-disco par principe, les Maritie et Gilbert Carpentier, la Fièvre du Samedi Soir, les cours de danse classique en tutu sur du classique très classique qui commençait à me faire souffrir les pointes, envie et besoin de dance-floor, de dépravation, finalement le disco c'est pas si mal (et merde) Giscard toujours au pouvoir, toujours pas de FM, la merde, sauvés par le vinyls quand on avait les moyens de s'en payer, les posters du Che qui bien moins que le patchoulis, faisaient râler ma mère, et toujours ce même air à la radio, il fallait que ça change, fin des études, toujours les trois mêmes potes, toujours pas socialisés, les conneries, les grosses conneries, foutre le bordel, frapper et frapper fort, l'alcool et toujours les drogues, les vols, les bracages, le deal, les flics, la tôle.


 


Lucie Ferraille


Le Livre Noir de l'Anarchisme


Le 10/05/2006

Publié par hirsute à 10:48:48 dans Lucie Ferraille | Commentaires (1) |

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