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Andy Verol & Hirsute

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

Présentation

Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/



Sortie du second livre d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, le 25 juin 2008, aux éditions Scali. Infos ici: http://www.scali.net/






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A lire absolument

Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/

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"Les Derniers Cow-boys français", l'avis d'une lectrice, Lilith. | 16 mai 2008

Se procurer le roman ici 

> Hello Andy
>
> Bon , je vais pas te dire que je suis fan , tu le sais déjà , fan discrète et timide ( pas toujours ) mais sérieusement accro à ce qui se passe dans l'univers hirsute ( heu pas toujours non plus vu que des fois ça part un peu en live et, là je n'arrive plus à suivre)
> Suis allé fouiner partout , en vilaine voyeuse abusive et avide que je suis de lectures-émotions-passions-violence-à fleur de peau , j'y retrouve une rage qui me rassure.
> Et depuis , je ne sais pas trop quand en fait , je me suis familiarisée avec un style, un mouvement dans lequel je me retrouve par bribes , en désordre .
>
> Je suis à fond dans ton bouquin , j'en ai bouffé la moitié d'une traite , j'ai retrouvé des quartiers d'une époque parisienne ( suis parisienne exilée , la République m'a vu naître) une ambiance , j'ai souris en lisant la voix rauque de Justine , je crois que j'ai la même , mais bref à part ces détails égo centristes , je suis prise dans un vrai tourbillon , un bordel qui crispe les boyaux , qui coupe le souffle ... et puis je crois que si j'avais lu cette histoire  sans que l'on me donne le nom de l'auteur , aujourd'hui, j'aurai de suite su que c'était du Vérol , of course !
>
> Ravie de te lire ... manque la dédicace ;))
>
> Lilith

Publié par hirsute à 19:12:48 dans On parle des Derniers Cowboys français | Commentaires (0) |

Deux articles sur "Les Derniers Cow-boys français" et la collection Pylône | 20 avril 2008

Dans la Quizaine littéraire du  16 au 30 avril 2008

Le meilleur du Web sur papier

Né dans les années 70, il porte un pseudo •

Andy Vérol, chronique dans les blogs les plus

underground comme 60 millions de social-traîtres

ou Domaine d'extension de la lutte, communique

enfin sur du papier comme Les Cahiers de la

Revue d'Art et de littérature, Musique (dont le

n°37 vient de sortir le 15 avril aux éd. du chasseur

abstrait, 12 rue du docteur Jean Séné 09 270

Mazères / tél : OS 61 60 28 50). La consécration

pour lui est quand même dè trouver un éditeur,

Pylône (pylône wordpress com), qui se lance en

ce mois d'avril et publie de lui Les derniers Cowbcys

français (154 p., 16 euros) On y retrouve

toute la verve de cet ancien du Scalp (Section

Carrément Anti Le Pen) portraitisant ainsi notre

ancien Ministre de FInténeur «
Ça aboie le cash

baveur de l'interieur, ça gesticule, ca mandibule

sur les paumés des quartiers dits chauds "Si t'aime

pas ta case, t'as qu 'à quitter ta case
" Le cash

dé-neuré de l'intérieur promet aux Blancs une

lutte infinie, la sécurité, la répression, la prison,

l'ordre, le travail, la famille et la patrie
» Pylône

nous promet en mai un roman kafkaïen de l'essayiste

Guy Bechtel initialement publié sous une

forme tronquée par Robert Laffont en 1963 •
Le

Siècle de Tégedor

 

Dans les Lettres d'Aquitaine d'Avril-Juin 2008

Guy Bechtel

Nouvelle collection Pylône

Le Siècle de Tégédor

2l x 15; 265 p.; 19e; Isbn- 978-2-917577-00-4

ou les quatre dernières saisons d'un

homme libre Trégédor vit dans les montagnes

cévenoles, braconnant dans les forêts,

bel homme, il courtise les femmes avec succès

Accusé de tous les vols du canton par la

maréchaussée, trahi par un couple de chemineaux

marseillais qu'il a recueilli, traqué, le

voilà contraint de s'exiler vers la lointaine

Amérique Nous sommes au crépuscule du

xix
e siècle et ce n'est pas seulement la fin

d'un monde que décrit ce roman, avec une

nostalgie vigoureuse C'est aussi la fin du

roman d'aventures, les ultimes pages d'un

roman-feuilleton, comme si derrière l'exercice

littéraire se cachait le dernier grand bond

en avant vers le néant...

Andy Vérol

les Derniers Cow-Boys français

2l x 15, 155 p, 16 €, Isbn, 978-2-917577-01-I

Le roman d'Andy Vérol répond peut-être à sa

manière crue, désolée aux interrogations en

suspens de Guy Bechtel une apocalypse

annoncée fait de ce livre brûlot un objet

curieux qu'obéré une forte détestation de soi

du héros

On voit par là les objectifs premiers d'une

collection littéraire contemporaine, Pylône,

lancée par les éditions Pimientos, « en interrogation

sur notre monde », et dont les couvertures

joliment somptueuses captivent le

regard.

Bernard Daguerre

Publié par hirsute à 12:27:43 dans On parle des Derniers Cowboys français | Commentaires (3) |

La chronique de Mademoiselle Poussin, sur les Derniers Cow-boys français, publiée par e-Torpedo | 15 avril 2008

 

Pour les retardataires, c'est en ligne ici

Publié par hirsute à 19:24:07 dans On parle des Derniers Cowboys français | Commentaires (0) |

Intervention d'Andy Vérol sur Second Life sur invitation du groupe Pierre Bourdieu, un hommage. | 13 avril 2008

 

Il y aura évidemment des dédicaces en librairie, des présentations publiques ou encore des émissions de radios, de journaux consacrés aux Derniers Cow-boys français, mais je vais aussi inaugurer une nouvelle façon de parler d'un roman, en utilisant les outils et les opportunités qui se présentent. Second Life est un jeu virtuel qui accueille des millions d'internautes chaque jour. Ce monde virtuel hyper-réaliste (sauf que tu chies pas, tu manges pas, etc.) est surtout un espace d'expression pour des hordes de bouffons hallucinants, des huîtres focalisées sur la bite et la chatte, des incultes, des zombies, des merdiques, des fils de cons, etc.

Mais si l'on creuse un peu, il y a aussi des activistes, des artistes, des intelligences, ... Second Life, c'est comme la vraie vie, en faux, et carrément fascisant (la charte à laquelle on est censé adhérer, privilégie un ultra-capitalisme sauvage, un consumériste d'enculés, la prostitution, mais interdit les insultes, les discours politiques, et toutes les formes d'expression libre hardcore)... Mon premier avatar a été détruit il y a quelques jours seulement parce que je posais des bombes dans des boîtes de nuit virtuelles, parce que je traitais de putains toutes les personnes que je croisais, parce que je menaçais de mort tous ceux qui affirmaient que je n'étais qu'un écrivain de merde, et bien d'autres choses encore...

Pourtant, quelques 250 personnes cachées derrière des avatars soutiennent ma démarche virtuelle, totalement en adéquation avec ma démarche dans le vie réelle... Il y a aussi un groupe qui m'a convié, au milieu d'interventions d'universitaires (des tronches), à présenter mon roman. La séance du 11 avril a du être annulée pour des raisons techniques, mais elle est reportée au vendredi 25 avril 2008 à 21h30.

Alors comment y assister? C'est assez simple en fait. Inscrivez-vous gratuitement sur Second Life, téléchargez le logiciel, gratuitement également, créez votre avatar et apprenez à utiliser ce machin en moins d'une heure. C'est rapide. Mon avatar s'appelle AndyVerol Mai. Démerdez-vous pour me trouver... Si vraiment, ça vous parait totalement invivable, mon intervention, avec micro, donc orale, sera mise en ligne sur internet. Quoiqu'il en soit, pour avoir plus d'informations sur la question, connectez-vous ici .

A.V.

Publié par hirsute à 18:51:52 dans On parle des Derniers Cowboys français | Commentaires (0) |

La chronique complète de Mademoiselle Poussin sur les Derniers Cow-boys français | 13 avril 2008

 

Voici la chronique de Mademoiselle Poussin, version écrite et complète, sur mon roman Les Derniers Cow-boys français:

Le premier roman d'Andy Vérol vient de sortir en librairie : Les Derniers Cow-boys Français (Collection Pylône, Editions Pimientos)..:

 

Certains d'entre vous connaissent peut-être déjà Andy verol puisqu'il sévit énormément sur le web. Il fait partie du collectif Hirsute. Hirsute, c'est une nébuleuse littéraire sur Internet, un collectif qui s'est dissous, reconstitué, agrandit, diminué... J'ai demandé à Andy Vérol de m'en dire plus sur Hirsute :« C'est une nébuleuse très floue, très étendue qui touche des poètes amateurs, des errants Internet, des scribouillards énervés, etc. De tout. Vraiment. Je garde l'appellation Hirsute sur mon site parce que chacun peut venir y vomir, y crier, y gueuler. Des souffrances sont exprimées, des illuminés parlent, des tarés, des dépressifs, des gens décalés, ... Toute la frange du monde qui me plait... Je ne suis pas le chef, ni le leader, ni le directeur de publication. Je mets en ligne un tas de choses, parfois sans corriger... »Si vous avez envie d'aller voir ou de vous répandre à votre tour dans cette nébuleuse littéraire allez sur  http://andy-verol.blogg.org/. Vous pouvez également découvrir Andy Vérol sur myspace : www.myspace.com/andyverol où il se présente lui-même comme 'Une petite frappe de la littérature'.

 

Sur son blog, il vous invite à :  « plonger dans (m)a littérature de qualité aléatoire, imbibée de contradictions, mais qui n'est autre qu'une quête... Nier le monde, déformer les idées reçues, emmerder tout, tout le temps, éternellement, merde! Je m'y engage solennellement devant vous, quidams affamés! ». Voilà, Andy Verol est dans cette conception de l'écriture désinhibée, libérée des carcans littéraires, libérée tout court. Il le dit lui-même : la qualité de ces textes diffusés sur le web est aléatoire et répond à une forme de quête littéraire bien à lui...  Son premier roman, Les Derniers Cow-boys  Français, s'inscrit dans le contexte de cette forme de quête  littéraire bien spécifique. C'est publié dans la Collection Pylône, une maison d'édition vouée au pilonnage comme le montre la note d'intention de son fondateur Alexande Hurel.« Pylône : des livres énervés. Insolents, râleurs, rageurs. Bien écrits.Autant dire , des livres énervants.Pas seulement une nouvelle maison d'éditions.Plus certainement, une nouvelle façon d'être énervé. »Si ça vous intrigue, visitez-leur site : http://pylone.wordpress.com/ Les Derniers Cow-boys Français, c'est l'histoire d'un flic qui est surtout un pauvre type : passif et  insignifiant, il mène une vie pas drôle partagée entre ses patrouilles dans Paris et sa vie de couple/vie de famille pas reluisante. Banal ? Pas vraiment, dans le sens où il est encore plus lâche et couard que la plupart des types comme ça... A titre indicatif, voilà comment il présente son boulot de flic, qui consiste à patrouiller dans Paris : « Montmartre est la planque idéale pour un flicard sans courage. Les mecs comme moi font encore tremper quelques femmes... je crois. Inopinément je termine souvent mes nuits dans des lits/clic-clac* d'anciennes étudiantes. Je fantasme... »Quant à sa femme, il a accepté dès le début de leur relation qu'elle couche avec d'autres types, plein d'autres types... Et qu'elle lui raconte tout en détail, même lorsqu'elle s'envoie en l'air avec des collègues à lui: « En petit chien obéissant à la virilité lacunaire, j'ai accepté, supporté et relativisé ses aventures pour la garder, pour moi. » Elle le méprise tellement qu'elle finit par le quitter en emmenant leur bébé d'un an, et c'est à peu près là que l'histoire commence...

 

De quel genre de roman il s'agit ? Pas facile à dire, une sorte de plongée en enfer initiatique, un Voyage au bout de la Nuit contemporain, ou, comme le dit le narrateur lui-même dans le texte « C'est une non road-story bousillée par mon incapacité à planter le décor. »  C'est Andy Vérol lui-même n'aime pas décrire les paysages. Son roman est une fiction totale, mais il dépeint malgré tout une conclusion du monde bien réelle, en tous cas à un instant T. Ce n'est pas un décor mais la réalité d'une perception. Ce n'est pas une histoire mais un parcours.Pour résumer l'intrigue, je vous livre le pitch écrit en 4ème de couverture : « Un flic se fait virer par sa femme et cogne sur de sales petits vendeurs de shit. Dégoûté, il démissionne pour se jeter dans les bras d'un gourou, un énorme black dont il tombe éperdument amoureux. Ensemble, dans une virée sans issue, ils vont rentrer dans un infernal cycle de décadence, physique et moral. »Voilà pour les grandes lignes, mais il faut savoir qu'il y'a autre chose derrière ce pitch, une intrigue en filigrane, qui se lit confusément, au moins aussi confusément que le personnage ne l'appréhende lui-même... La pauvre cervelle de ce flic totalement dépressif tourne bizarrement, il est emporté par un flux de pensées agité, tantôt extrêmement lucide, et tantôt pas du tout (il délire réellement, il hallucine pour de bon...) La toile de fond du récit est portée par le titre : Les Derniers Cow-boys Français, qui désignent une certaine race de flics : les cow-boys, ceux qui font la loi sans foi ni loi et abusent de leurs plus ou moins petits pouvoirs. Il faut savoir que ça devient une forme d'idéal pour le personnage. (Un idéal qu'il cherche à atteindre tout au long de l'étrange périple que le personnage vivra sous l'égide de son gourou Mimou. ) Parce que notre héros est tellement couard qu'il lui faut se dépasser pour atteindre cet idéal du Cowboy... Qui consiste à savoir abuser du pouvoir qu'on a entre les mains, le pouvoir de l'acier froid d'un canon par exemple, pour défouler les frustrations nées de l'exercice même de la profession policière.  Pour résumer cette frustration, imaginez ce que ça fait de s'engager dans la police pour répondre à la vocation de devenir Starsky et Hutch, et de faire ensuite l'expérience du quotidien sordide des fonctionnaires de police... Une description/dénonciation éparse des pratiques policières abusives, voire dégueulasses, structure le récit et en définit peu à peu l'intrigue. Lors d'une patrouille avec son collègue Marc, subtilement surnommé  par ses semblables 'Le boucher de Montmartre ', le narrateur se retrouve impliqué dans plusieurs scènes de bavure policière qui ne sont pas sans rappeler l'ambiance du Bad Lieutenant d'Abel Ferrara....C'est violent, et ça va crescendo : le flicard apprenti cow-boy découvre ensuite que la cave de son commissariat a été transformée en une sorte de geôle honteuse et moyenâgeuse. Une pièce dans laquelle sont entassés une dizaine de mecs, soi-disant des terroristes, à poil, au milieu de leurs propres excréments, et soumis aux sévices de leurs tortionnaires... Et ces tortionnaires, c'est une bande de flics violents et frustrés qui se prennent pour des cow-boys  justiciers sans foi ni loi. Et qui partagent entre seuls initiés le secret de cette geôle où ils enferment ceux qu'ils jugent comme des terroristes.

 

Tard dans le récit, on apprendra que c'est par l'intermédiaire du boucher de Montmartre qui le personnage s'est procuré l'adresse du Gourou Mimou avec qui il vit une expérience initiatique hallucinatoire, trash et déjantée... Ce Mimou était sur la liste des flicards de cow-boys. Ils n'avaient pas prévu que le personnage (qui sera baptisé par Mimou le gourou du nom de La Vérole) allait se confier à lui corps et âme.  Et c'est face à ce même flic (le boucher de Montmartre) et tous ses anciens collègues que La Vérole finira, après avoir commis des crimes ultras violents sous l'emprise des herbes macérées de son gourou. Les flics sont là du début à la fin du récit, ils sont impliqués, ils sont mouillés, leur culpabilité ne fait aucun doute et pourtant ils restent intouchables...Voilà pour la toile de fond : Les Derniers Cow-boys Français, c'est une histoire sale, trash à vous filer la nausée. Et le vomi est très présent tout au long de l'histoire : déjà, avant que tout ne commence, les frasques de sa femme font littéralement gerber le personnage narrateur. Quant elle le quitte, c'est ses souvenirs qui le font gerber... Et ensuite, ce sont les tisanes d'herbes macérées que lui refile son gourou barge qui lui détruisent le système digestif. Nausées, diarrhées, le récit est truffé de détails gastriques plus ou moins dégueus du genre : «  Mon vomi est consistant : un mélange de whisky, de cannabis, d'anxiolytiques et de choucroute en boîte ». Et ça n'est pas anodin : le personnage est littéralement écoeuré : de sa vie, de sa femme, de son boulot, de sa propre lâcheté... et grâce à son gourou Mimou, il ira jusqu'au bout du bout de cet s'écoeurement... Ecoeurement de lui-même, écoeurement du monde, le récit oscille entre ces deux pôles : d'un côté une critique sociale éparse mais récurrente, de l'autre une quête de soi-même. Comme si la véritable identité de La Vérole ne pouvait apparaître qu'une fois toutes les choses dégueulasses rendues au monde...Car le personnage est totalement noyé dans son vomi. Il ne sait plus qui il est, il ne sait plus ce qu'il est : par exemple, il a pris l'habitude de se travestir avec les vêtements de sa femme... Pour l'incarner elle, mais elle épurée de toutes ses souillures , épurée de tout le foutre étranger dont elle se saoule. Des fois il est lui, des fois il est elle...il a de véritables troubles de la personnalité. Et les herbes macérées n'arrangent rien à cette perte d'identité sexuelle et d'identité tout court...

 

 

Pour savoir où ça le mène, pour décider vous-même de la réussite ou de l'échec de cette quête, il n'y a qu'une solution : plonger vous-même dans ce récit de l'écoeurement, faire le tri entre éclairs de lucidité et hallucinations, crises de personnalité et prise de conscience... Les Derniers Cow-boys Français, c'est un récit aussi dense et  épais qu'un vomi consistant avec plein de trucs dedans : on identifie certains morceaux, on s'étonne de la dégradation précoce des autres... Le récit est constitué de cette façon : au lecteur d'en analyser les morceaux et de se faire une idée de ce dont le plat avait l'air au départ...En tous cas, ce qui est certain c'est qu'Andy Vérol, l'auteur, a totalement maîtrisé cette écriture de la quête du sens par la déconstruction...

 

Pour lui ce premier roman n'est qu'une étape :« Je transgresse nombre de règles de la littérature non par esprit de provoc, mais parce que j'y travaille dur. Je veux traduire ce que j'ai en moi, les images et les sons que je me fais du monde, comme je les perçois, sans me censurer. Pour ça, j'y vais sans complexe. Ce roman, c'est une des étapes de ce que je fais... J'adore les huit clos, les personnes qui à plusieurs, créent leurs existences déjantées... ça fait plus de 20 ans que j'écris, mais depuis 15 ans, j'ai compris que je n'écrivais pas pour être un mec respectable, accepté dans le métier, etc. Je me sens comme une ouvrier non qualifié de la littérature. J'ai la droiture, le courage, de la force pour moi qui me permet de maintenir ma tronche juste au-dessus du niveau de la noyade. Ce roman, pour mon éditeur et moi, c'est le redémarrage d'une certaine façon d'écrire contemporain. Prendre des risques, quitte à se faire cracher dessus par le pouvoir culturel et médiatique central... Je suis très bien accueilli dans les "sphères" alternatives, les publics populaires mais qui en ont dans la tronche... Le rejet des possesseurs du pouvoir médiatique et culturel est symptomatique de toutes les époques. Et l'édition en France est une vraie catastrophe. Plus aucune prise de risque, aucune capacité à décentrer la création... Ce pays est maintenant en queue de peloton en matière de littérature... La littérature francophone en général est plus dynamique. Les belges, canadiens, etc. ça bouge. En France on pense que publier une femme qui parle de "bite" et de "sucer"suffit à renouveler le genre... Moi je cherche plutôt à faire ce que je veux... Sans m'inscrire dans le "il faut faire ci ou ça".Dans son dernier mail Andy Vérol m'a confirmé que la critique littéraire « officielle » l'accueillait très mal... Son livre est soi-disant trop trash... et bien moi, qui suit pourtant sensible, je l'ai trouvé beaucoup plus supportable, beaucoup plus riche surtout que les Houellebecq ou les Catherine Millet ...Si le livre d'Andy Vérol est trash, c'est parce que le monde est trash... C'est une fiction, rien n'est vrai... mais la violence du ressenti est bien réelle et la violence de l'écoeurement n'étonne personne (en tous cas, moi pas). Le lecteur qui n'a pas peur de faire face plonge avec La Vérole dans cette perception exacerbée d'une horreur banale.

Comment peut-on reprocher à un écrivain de traduire ça ? A mon sens, les critiques qui préfèrent se vautrer dans la facilité du trash porno littéraire n'ont surtout pas envie de dénicher un auteur qui dérange à la façon d'un Céline...

 

Mademoiselle Poussin. Son Myspace ici

Ecouter la chronique avec la voix de la demoiselle pour l'émission La Backroom ici

Publié par hirsute à 18:08:55 dans On parle des Derniers Cowboys français | Commentaires (0) |

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Collection Pylône, éditeur d'Andy Vérol

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Vidéo de Gorzar sur un texte "vérolé"

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