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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Dame oui. Donnez la petite pièce messieurs dames pour avoir le droit de shooter dans les poules puantes. Les branchages et les orties ont tout envahi, ça repousse tous les quarts d'heure un cauchemar. Tu claques toute ta tune en essence, le pompiste ressemble à un mix entre Renaud et Derrick. Les chasseurs ont le visage rougeatre, ravagé de cratères et de veines ayant explosé sous la pression de l'alcool frelaté, celui qu'on transporte dans des sacs en plastique et qu'on boit dans les caves. A part ça tout va bien. Des kermesses sont régulièrement organisées, tout le monde met ses gosses dans le privé, les tarlouzes sont impitoyablement executées à coup de fusil de chasse.
Vidal
Publié par hirsute à 11:31:04 dans Vidal | Commentaires (1) | Permaliens
Un matin glauque et frisquet. Des fenêtres noires qui défigurent les façades. Jerôme qui fait le pied de grue pour vendre ses muguets. Je le sens pas. Mieux vaut rebrousser chemin.
Jackie fait du vélo au bord de la rivière. Il a 54 ans. Il a fait toute sa carrière chez Alstom.
Suzie passe un coup d'éponge sur son comptoir et monte le son de la radio pour mieux écouter les infos de France Bleu. C'est le jeu des mille francs ou un truc du genre.
Jean-Louis passe des heures assis en terrasse à siroter du café infect à cause du caoutchouc du percolateur qui est rongé. Une bonne pate, Jean-Louis. Il se tape des coups de soleil, qui lui esquintent la peau du crâne et qui font de lui un perpétuel homard. Il passe le reste du temps dans son jardin ouvrier, à soupeser les pousses, à écarter les feuilles, à se foutre de la terre sous les ongles. Ses gros doigts gourds pleins de petites cicatrices fines.
L'existence a laissé plein de petits coups de fouets sur ses doigts, plein de striures, des traces de pluies acides sur une terre grasse.
Le licenciement. L'accident du fiston en moto. La maladie de Véronique.
Il reste la dignité. Jean-Louis n'a jamais fait la mendicité, n'a jamais touché le RMI ou le chômage, s'est toujours débrouillé pour ne pas vivre aux crochets des autres, de sa belle-soeur ou de son beau-frêre.
Il parait que des patrons créent de fausses entreprises, des coquilles vides pour pouvoir toucher l'argent public, qu'il bénéficient d'aides pour s'implanter et qu'ils ferment boutique deux semaines après. Cela arrive tout le temps. Il y a des milliers d'"entrepreneurs" de ce type en France. Des milliers de cadres sup' qui démissionnent puis se font embaucher par un copain qui les licencie afin qu'ils puissent toucher une indemnité qui permettrait de faire vivre trois familles.
Tout ça, Jean-Louis l'entend sans trop y croire. Il lui reste sa terre, son journal avec le Sudoku, ses enfants qui font des études à la Fac. Mais Jean Louis sourit moins qu'il y a dix ans et fronce de plus en plus les sourcils.
Vidal
Le 03/05/2006
Publié par hirsute à 13:03:21 dans Vidal | Commentaires (1) | Permaliens
Michel, le haut du corps dans une poubelle, juste les cuisses de son jean et son cul jaune foireux qui dépassent. Un gus qui lui file des coups de pieds violents et qui maintient le couvercle sur ses épaules.
Garçon, qui a enlevé son tee-shirt, qui pédale librement dans la nature, le soleil chauffe sa nuque, ses cheveux s'ébouriffent en mêches ridicules, son crâne dégarni plein de boutons.
Sonia qui utilise le pommeau de sa douche pour se frictionner la chatte en pensant à Manuel, le beau maçon portugais qui lui faisait des sourires ce matin à la boulangerie.
Micheline, en culotte beige, cellulite comprise, qui lit le journal local en se curant le nez et en bouffant une tartine pleine de margarine.
Pedro qui tise en teuf portant un blouson kaki qui sent la sueur distribue des bouchons d'oreille en sautillant.
Vidal
Le 30/04/2006
Publié par hirsute à 12:28:57 dans Vidal | Commentaires (0) | Permaliens
Mais pas seulement.
Il y a aussi ceux qui voudraient bien faire partie de la CIA, du FBI, de la POLICE, qui veulent porter un GUN, des jeunes désoeuvrés (graînes de fachos ?) ne nous leurrons pas qui n'aspirent qu'à l'ORDRE. Ceux que les flics et les pompiers font rêver. Qui ont besoin d'un grand-père, d'un père, d'un soutien, d'un modèle.
Mon meilleur ami, lui, est anarchiste.
Vidal
Le 30/04/2006
Publié par hirsute à 12:26:46 dans Vidal | Commentaires (0) | Permaliens
Un bon petit parfum de dictature flotte. Il ne manque pas grand chose à la Chiraquie pour sombrer dans l'Anarchie. Les sergents recruteurs tournent dans la vieille ville en bagnoles, l'Iran joue avec le feu nucléaire, Sarko fait craquer ses jointures, Villepin sue à grosses gouttes, les syndicats se téléphonent, des jeunes se rassemblent dans les cités, des militaires graissent les FAMAS dans l'armurerie.
Et moi j'ai mal au ventre.
Vidal
Le 30/04/2006
Publié par hirsute à 12:22:23 dans Vidal | Commentaires (0) | Permaliens
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